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La Corée du Nord dit avoir testé un «lance-roquettes multiple de très grande taille»

Corée du Nord 11.09.2019 à 09h19

SEOUL, 11 sept. (Yonhap) -- La Corée du Nord a déclaré mercredi avoir testé hier un «lance-roquettes multiple de très grande taille» sous la supervision du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

L'armée sud-coréenne a dit mardi que le Nord avait tiré deux projectiles de courte portée depuis sa région ouest dans la direction est, en ajoutant qu'ils ont parcouru environ 330 kilomètres.

Kim «a supervisé mardi à nouveau des tirs d'essai d'un lance-roquettes multiple de très grande taille», selon l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

Kim a dit que les derniers lancements avaient enfin vérifié les aspects concernant sa capacité de combat, les caractéristiques de trajectoire, la précision et les fonctions d'autoguidage, en ajoutant que l'étape restante est d'effectuer un tir d'essai «d'un caractère le plus vif en termes de puissance de lance-roquettes multiple».

La KCNA n'a toutefois pas mentionné si les essais ont réussi ou pas.

La Corée du Nord a testé le mardi 10 septembre 2019 un nouveau lance-roquettes multiple de «très grande taille» sous la direction du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, rapporte le lendemain l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

Les lancements de mardi ont constitué la 10e série de tests d'armes effectués par la Corée du Nord cette année. Le 24 août, Pyongyang a déclaré avoir testé avec succès un nouveau lance-roquettes multiple de très grande taille.

Les derniers essais ont eu lieu juste quelques heures après que la Corée du Nord a proposé de reprendre les discussions sur le nucléaire avec les Etats-Unis.

La vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Choe Son-hui, a indiqué dans un communiqué que le Nord souhaitait s'asseoir avec les Etats-Unis «à une date et un endroit à déterminer à la fin de septembre».

Cette offre constitue un grand changement dans la position de Pyongyang qui était ponctuée, il y a encore peu de temps, de critiques croissantes envers les Etats-Unis et scepticisme à l'égard de la reprise des discussions.

Le mois dernier, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong-ho, a traité son homologue américain Mike Pompeo de «toxine conservatrice de la diplomatie américaine», alors que celui-ci a déclaré que toutes les sanctions imposées contre le régime nord-coréen seraient maintenues jusqu'à sa dénucléarisation.

Dans un communiqué publié fin août, la vice-ministre nord-coréenne a dit que les attentes pour le dialogue avec les Etats-Unis étaient «en train de disparaître progressivement».

Les discussions sont dans l'impasse depuis le sommet sans accord entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump en février. Les deux hommes ont échoué à harmoniser les étapes de dénucléarisation de la Corée du Nord et les concessions des Etats-Unis, comme une levée des sanctions.

Kim et Trump étaient tombés d'accord pour relancer les discussions de niveau opérationnel plusieurs semaines après qu'ils se sont rencontrés à la frontière intercoréenne à la fin de juin. Les discussions n'ont toutefois pas eu lieu sur fond de tensions intensifiées par les essais balistiques continus du Nord.

Des observateurs considèrent les tests d'armes de la Corée du Nord comme une manière de renforcer le pouvoir diplomatique et la pression sur les Etats-Unis pour obtenir davantage de concessions une fois que les deux parties auront repris les négociations.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a dirigé le test d'un nouveau lance-roquettes multiple de très grande taille le mardi 10 septembre 2019, en compagnie de Jon Il-ho qui a été promu au rang de général trois étoiles, rapporte le lendemain l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

mjp@yna.co.kr

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