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Pyongyang exige le retour des 12 anciennes serveuses nord-coréennes

National 18.09.2019 à 14h22
Les parents des 12 employées nord-coréennes du restaurant en Chine qui ont fait défection en Corée du Sud se sont entretenus avec un groupe d'avocats internationaux le mardi 3 septembre 2019 à l'hôtel Pothonggang à Pyongyang. (Photo fournie par Avocats pour une société démocratique. Revente et archivage interdits)

SEOUL, 18 sept. (Yonhap) -- Le site de propagande nord-coréen Meari a demandé mercredi le rapatriement immédiat des 12 anciennes serveuses nord-coréennes vivant actuellement en Corée du Sud suite à leur défection groupée en 2016, en insistant qu'un observateur des droits de l'Homme a confirmé qu'elles ont été toutes enlevées.

Les 12 employées du restaurant Ryukyung, situé à Ningbo en Chine, sont arrivées en Corée du Sud en avril 2016, avec leur gérant masculin. Les critiques ont soulevé des soupçons selon lesquels l'agence de renseignement de la Corée du Sud aurait dirigé la rare défection massive quelques jours avant des élections législatives.

La Commission nationale des droits de l'Homme de Corée (NHRCK) a récemment rejeté ces soupçons en raison de l'absence de preuves, mais a reconnu qu'il existait la possibilité que certaines d'entre elles ont été forcées par leur gérant à faire défection en Corée du Sud.

Meari a mené une interview avec la mère d'une de ces travailleuses dans laquelle elle demande le rapatriement de toutes ces femmes, y compris de sa fille, en insistant qu'il n'y a plus aucune raison pour la Corée du Sud de les garder.

«Il serait approprié que les autorités sud-coréennes renvoient nos filles à la maison comme il a été reconnu qu'elles ont été toutes enlevées», a dit la mère dans l'interview rapportée par le média nord-coréen. «Il n'y a plus aucune raison que les autorités sud-coréennes les gardent sous prétexte de leur installation et de leur sécurité personnelle.»

Plus tôt ce mois-ci, un groupe d'avocats internationaux a dit que les employées du restaurant étaient arrivées en Corée du Sud après avoir été «trompées et abusées» par leur gérant. Le groupe d'avocats a déclaré qu'il rapporterait ses conclusions au Conseil des droits de l'Homme des Nations unies (CDH) à la fin de ce mois-ci.

Séoul a dit qu'il n'y a eu aucune coercition du gouvernement sud-coréen dans le processus de défection, en ajoutant que leur volonté de faire défection en Corée du Sud a été confirmée individuellement pour toutes ces femmes avant leur arrivée ici. Les groupes civiques sud-coréens s'opposent à tout rapatriement de ces femmes de peur qu'elles soient punies sévèrement après leur renvoi.

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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