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(LEAD) Les étudiants de trois grandes universités organisent des veillées à la bougie contre le ministre de la Justice

Actualités 19.09.2019 à 22h27
Des étudiants de l'université de Corée protestent contre le ministre de la Justice Cho Kuk le 19 septembre 2019 sur le campus à Séoul.
Des étudiants et anciens élèves de l'université nationale de Séoul organisent une veillée à la bougie le 19 septembre 2019 sur le campus à Séoul.
Des professeurs d'université demandent la démission du ministre de la Justice en face du bureau présidentiel le 19 septembre 2019.
Cinq députés du Parti Liberté Corée rasent leurs cheveux le 19 septembre 2019 à l'Assemblée nationale à Séoul pour protester contre la nomination de Cho Kuk au poste de ministre de la Justice.

SEOUL, 19 sept. (Yonhap) -- Les étudiants des trois universités les plus prestigieuses de Corée du Sud ont tenu jeudi soir des veillées à la bougie sur leurs campus à Séoul pour protester contre la nomination par le président Moon Jae-in de son conseiller Cho Kuk au poste de ministre de la Justice.

C'est la première fois que des étudiants de l'université nationale de Séoul (SNU), de l'université de Corée et de l'université Yonsei organisent simultanément ces veillées contre Cho après que des allégations de corruption impliquant sa famille ont fait surface le mois dernier.

Au campus de l'université de Corée, environ 200 personnes se sont réunies pour demander la démission de Cho, brandissant en l'air leurs smartphones avec le flash allumé.

«Nous ne pouvons pas faire confiance à la loi de la République de Corée et à la justesse de l'accusation envers Cho, qui fait actuellement l'objet d'une enquête», a déclaré un groupe d'étudiants de l'université de Corée dans un communiqué. «L'équité et l'égalité s'estompent et nous devons nous lever et les restaurer.»

Cho et sa femme sont soupçonnés d'avoir monté un dossier mensonger ayant permis à leur fille d'intégrer l'université de Corée.

Le nom de la fille du ministre figure comme rédactrice principale d'un article médical datant de 2008, année où elle n'était que lycéenne, après avoir participé à un programme de stage pendant deux semaines dans un institut de sciences médicales à l'université Dankook. Elle a ensuite mentionné des expériences de rédaction de thèses dans sa lettre de motivation pour entrer à l'université de Corée en 2010.

Les étudiants de l'université de Corée ont demandé l'annulation de l'admission de la fille de Cho à l'université et la démission du ministre

Au même moment, environ 200 étudiants et anciens élèves de l'université Yonsei, qui n'est pas directement liée aux irrégularités présumées commises par la famille Cho, ont tenu leur premier rassemblement contre le ministre de la Justice.

«Cho a sapé les valeurs de l'égalité des chances, du processus équitable et de la justesse des résultats», selon leur déclaration. «Nous exigeons la démission de Cho.»

Les étudiants du SNU, là où a étudié Cho et où il a autrefois enseigné, ont tenu leur quatrième veillée aux chandelles pour exiger la démission de Cho sur le campus de Gwanak, dans le sud de Séoul.

Moon a nommé Cho, ancien secrétaire présidentiel pour les affaires civiles, ministre de la Justice le 9 septembre malgré qu'une enquête ait été ouverte pour faire lumière sur les allégations de corruption impliquant des membres de sa famille. L'accusation enquête sur un investissement suspect par des proches de Cho dans un fonds de placement privé et l'épouse de Cho est soupçonnée d'avoir fabriqué un certificat scolaire pour sa fille. Cho a nié tout rôle dans ces allégations lors de son audition de confirmation parlementaire tenue le 6 septembre.

Selon un sondage mené mercredi auprès de 504 adultes à l'échelle nationale par Realmeter, 55,5% ont déclaré que la nomination de Cho au poste de ministre de la Justice a été une mauvaise décision, tandis que 35,3% ont dit soutenir la nomination.

Environ 3.400 professeurs d'université en activité et à la retraite ont publié une déclaration commune appelant à la destitution de Cho en tant que ministre de la Justice.

La déclaration, signée par 3.396 professeurs de 290 universités à l'échelle nationale et publiée lors d'une conférence de presse devant le bureau présidentiel, a déclaré que la nomination de Cho au poste de ministre de la Justice a détruit la justice sociale et l'éthique.

«Le président Moon a invalidé la justice sociale et l'éthique en nommant Cho au poste de ministre de la Justice bien que sa femme, au centre d'un scandale, ait été inculpée d'avoir contrefait un document pour aider leur fille à entrer dans une école supérieure», peut-on lire dans la déclaration, qui appelle le président à choisir un nouveau ministre qui soit approuvé du public.

Min Hyun-sik, professeur de linguistique coréenne à SNU, a déclaré avoir assisté à la conférence de presse pour aider à sauvegarder l'identité constitutionnelle de la Corée du Sud et à faire campagne contre le mensonge des fonctionnaires, notant que plus de 200 professeurs de SNU ont signé la déclaration.

Le principal parti d'opposition, le Parti Liberté Corée (PLC), prévoit d'organiser jeudi soir sa troisième veillée aux chandelles devant le Centre Sejong pour les arts de la scène, dans le centre de Séoul, afin de demander le licenciement de Cho.

En outre, cinq autres députés du PLC, à savoir Kim Seok-ki, Song Seog-jun, Lee Man-hee, Jang Seok-chun et Choi Gyo-il, se sont rasé la tête à l'Assemblée nationale pour protester contre la nomination de Cho, tandis que l'ancien maire d'Ulsan et député du PLC Kim Gi-hyun s'est rasé la tête à Ulsan.

Depuis mercredi dernier, le président du PLC Hwang Kyo-ahn, une dizaine de députés sortants et anciens du PLC et un grand nombre d'adhérents du PLC à l'échelle nationale se sont rasé la tête pour exprimer leur opposition à la nomination de Cho en tant que ministre de la Justice.

mathieu@yna.co.kr

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