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(2e LD) Réunion à Tokyo entre diplomates sud-coréen et japonais

International 20.09.2019 à 22h10
Kim Jung-han, directeur général chargé des affaires asiatiques et pacifiques du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, quitte le 20 septembre 2019 le ministère japonais des Affaires étrangères à Tokyo après avoir rencontré son homologue Shigeki Takizaki.

SEOUL/TOKYO, 20 sept. (Yonhap) -- La Corée du Sud et le Japon ont tenu ce vendredi une réunion de travail à Tokyo vraisemblablement pour discuter de la possibilité d'une rencontre entre leurs chefs de diplomatie au cours de l'Assemblée générale des Nations unies qui aura lieu la semaine prochaine à New York et d'autres questions.

Kim Jung-han, directeur général chargé des affaires asiatiques et pacifiques du ministère des Affaires étrangères, a rencontré son nouvel homologue japonais Shigeki Takizaki, pour la première fois depuis la prise de fonction de ce dernier plus tôt ce mois-ci.

Leur réunion a eu lieu après que Séoul a officiellement retiré mercredi le Japon de la liste des partenaires commerciaux préférentiels et porté le 11 septembre dernier devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) les restrictions d'exportation japonaises à son encontre.

Séoul considère les restrictions commerciales de Tokyo comme des représailles politiques à des verdicts rendus l'année dernière par la Cour suprême sud-coréenne et ordonnant à des entreprises japonaises d'indemniser des victimes coréennes du travail forcé lors de la colonisation par le Japon de la péninsule coréenne (1910-1945).

Cette réunion de travail illustre la volonté des autorités diplomatiques des deux pays voisins de poursuivre la communication pour empêcher une nouvelle escalade des tensions dans leurs relations bilatérales.

Au cours de son entretien avec Takizaki, Kim a exhorté Tokyo à revenir rapidement sur ses restrictions à l'exportation et a souligné la nécessité d'aborder la question par le dialogue entre les autorités de contrôle des exportations des deux pays.

«Kim a également demandé que le gouvernement japonais accorde une attention particulière à la protection des Sud-Coréens et à tout dommage potentiel qui pourrait leur advenir en considération du sentiment anti-coréen au Japon», a déclaré le ministère dans un communiqué de presse.

Le responsable japonais a en réponse demandé à Séoul de retirer sa propre mesure ayant éliminé Tokyo de sa liste blanche de partenaires commerciaux de confiance. Il a demandé que la Corée du Sud s'assure que les entreprises japonaises ne soient pas affectées par la décision de justice et qu'elle maintienne l'accord bilatéral de partage de renseignements militaires, selon l'agence de presse japonaise Kyodo News.

En ce qui concerne la gestion des eaux contaminées de la centrale nucléaire de Fukushima, Takizaki a dit que les affirmations de la Corée du Sud n'ont pas de fondement scientifique et s'est inquiété d'éventuels «effets injustes de rumeurs», selon Kyodo.

Selon NHK, Takizaki s'est offusqué de la campagne sud-coréenne de boycott de produits japonais.

Kim et Takizaki ont également parlé de la possibilité d'une réunion entre la ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha et le nouveau chef de la diplomatie japonaise, Toshimitsu Motegi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

Si une réunion ministérielle a lieu, ce sera leur première rencontre depuis la nomination du plus haut diplomate japonais dans le cadre d'un récent remaniement gouvernemental.

Même s'ils se rencontrent, il est peu probable que Kang et Motegi concluent un accord important sur de grandes questions d'intérêt mutuel comme leur première réunion devrait être destinée à se connaître et à échanger leurs points de vue sur ces questions de manière générale.

lsr@yna.co.kr

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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