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Discussions nucléaires préliminaires Pyongyang-Washington prévues aujourd'hui à Stockholm

Corée du Nord 04.10.2019 à 15h51
(Photomontage)

STOCKHOLM/SEOUL, 04 oct. (Yonhap) -- Des officiels des Etats-Unis et de la Corée du Nord se rencontreront aujourd'hui en Suède avant d'entamer leurs discussions nucléaires de niveau opérationnel dans la perspective que cette nouvelle rencontre contribue à remettre le processus de paix de la péninsule coréenne sur la bonne voie.

Les deux parties auront des «contacts préliminaires» à Stockholm ce vendredi matin (heure locale) avant leur première série de négociations officielles depuis le sommet qui s'est conclu sans accord entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à Hanoï en février.

Le lieu et l'heure exacts de la réunion n'ont pas encore été annoncés, un signe semble-t-il que Washington et Pyongyang souhaitent se concentrer entièrement sur ces pourparlers très attendus à l'abri de l'attention extérieure.

Mark Lambert, chef adjoint de la délégation américaine, et son homologue nord-coréen Kwon Jong-gun devraient assister à une séance préliminaire. Le représentant nucléaire américain Stephen Biegun et son homologue nord-coréen Kim Myong-gil pourraient également venir échanger des salutations, selon des observateurs.

Le redémarrage des discussions va intervenir plusieurs mois après le silence causé par des divergences d'opinions entre les deux parties révélées durant les négociations précédentes. Les tensions ont depuis été exacerbées par les manifestations de colère de la Corée du Nord contre l'exercice militaire conjoint sud-coréano-américain effectué en août ainsi que les menaces militaires du Nord dont le tir d'essai d'un missile mer-sol balistique stratégique (MSBS) mercredi dernier.

Le chef de la délégation nord-coréenne a souligné mercredi son optimisme lors de son escale à Pékin avant de prendre la direction de la Suède. Son équipe est arrivée à Stockholm, la capitale suédoise, mercredi après-midi (heure locale).

«Comme les Etats-Unis ont envoyé un nouveau signal, je conserve des attentes élevées et de l'optimisme, et je suis aussi optimiste vis-à-vis des résultats», a-t-il dit aux journalistes à l'aéroport international de Pékin-Capitale.

Au cours de ces dernières semaines, de hauts officiels américains ont aussi fait part de leur optimisme concernant un compromis avec Pyongyang.

Trump s'est dit prêt à répondre à l'appel de Pyongyang pour une «nouvelle méthode de calcul», tandis que le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a adressé à plusieurs reprises des messages conciliants, affirmant notamment qu'un «brillant avenir» attendait une Corée du Nord sans armes nucléaires.

Il reste encore à voir si les deux parties pourront parvenir à un progrès significatif durant les prochaines négociations, étant donné les profondes divergences sur le niveau de dénucléarisation du régime nord-coréen, la méthode et les contreparties de son désarmement.

Lors du sommet de Hanoï, les Etats-Unis ont demandé à la Corée du Nord davantage que le démantèlement du complexe nucléaire de Yongbyon, situé au nord de Pyongyang, que Washington considère seulement comme une partie des installations nucléaires massives du régime.

Les différences de point de vue semblaient aussi rester importantes sur la façon de mettre en œuvre le processus de paix.

Washington exige de Pyongyang des mesures de dénucléarisation complète, en insistant sur le fait que l'allègement des sanctions ne sera possible qu'après des progrès de dénucléarisation substantiels.

Le Nord demande pour sa part un allègement des sanctions anticipé, en contrepartie de ses mesures de désarmement, en mettant l'accent sur une méthode étape par étape qui pourrait l'aider à prolonger les négociations et obtenir plus de concessions de la part de Washington.

Par ailleurs, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères n'a envoyé aucun représentant en Suède même s'il observe de près la reprise de ces pourparlers.

Lors d'un audit parlementaire ce jeudi, l'ambassadeur de Corée du Sud auprès des Nations unies, Cho Tae-yul, a fermement appelé Pyongyang à «changer de cap» et à renoncer à l'idée de jouer la montre.

«Il n'existe aucune garantie que la position de l'administration Trump restera toujours flexible pour maintenir cet élan de dialogue», a-t-il prévenu. «Je pense qu'il pourrait s'agir de la dernière chance pour le Nord.»

Le négociateur nucléaire nord-coréen Kim Myong-gil. (Photo d'archives Yonhap)
Le représentant spécial américain pour la Corée du Nord, Stephen Biegun. (Photo d'archives Yonhap)

eloise@yna.co.kr

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