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Séoul et Tokyo discuteront demain de leur conflit commercial à l'OMC

Economie 10.10.2019 à 09h29

SEOUL, 10 oct. (Yonhap) -- Le ministère sud-coréen du Commerce, de l'industrie et de l'Energie a annoncé ce jeudi la tenue d'entretiens bilatéraux avec le Japon cette semaine pour discuter du différend commercial qui oppose actuellement les deux voisins asiatiques, premier pas vers la résolution du conflit à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

La réunion, qui se déroulera vendredi (heure suisse) à Genève, interviendra un mois après que la Corée du Sud a officiellement déposé une plainte auprès de l'OMC au sujet de la réglementation japonaise régissant l'exportation de trois matériaux industriels essentiels à la production de puces et d'écrans.

En raison des restrictions mises en place début juillet, les entreprises nippones qui expédient ces trois matériaux clés en Corée du Sud doivent obtenir une autorisation pour chaque expédition, ce qui rallonge les délais et complique les procédures.

Le Japon n'a approuvé que sept envois de matériaux industriels sensibles soumis à restriction vers sa voisine depuis la mise en œuvre des nouvelles mesures, a fait savoir le ministère plus tôt ce mois-ci.

La consultation bilatérale est la première étape du règlement du différend à l'OMC. Tokyo a accepté la demande de Séoul pour une négociation bilatérale le mois dernier.

Si les deux voisins ne parviennent pas à trouver un terrain d'entente dans les 60 jours, l'Organe de règlement des différends (ORD) de l'OMC établira un groupe spécial pour étudier le dossier en profondeur.

Séoul et Tokyo discuteront demain de leur conflit commercial à l'OMC - 1

La Corée du Sud affirme que le gouvernement japonais a violé l'article 11 de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) interdisant les restrictions sur les volumes d'exportation à moins que les produits aient un impact considérable sur la sécurité nationale.

De son côté, Tokyo allègue que c'était inévitable, car Séoul applique un système de contrôle laxiste du commerce des marchandises sensibles.

La Corée du Sud estime toutefois que cette décision soudaine de Tokyo est un acte de représailles contre les verdicts rendus l'année dernière par la Cour suprême sud-coréenne qui a ordonné à des entreprises japonaises d'indemniser des victimes coréennes du travail forcé durant le régime colonial nippon (1910-1945).

En août, le Japon a également retiré la Corée du Sud de sa «liste blanche» des partenaires commerciaux de confiance bénéficiant de traitements préférentiels dans le commerce de matériaux industriels sensibles. Le mois dernier, la Corée du Sud a elle aussi retiré le Japon de sa liste des partenaires commerciaux dignes de confiance dans un geste de riposte apparent.

as26@yna.co.kr

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