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Séoul exprime ses «profonds regrets» après l'offrande d'Abe au sanctuaire Yasukuni

Actualités 17.10.2019 à 15h50
Séoul exprime ses «profonds regrets» après l'offrande d'Abe au sanctuaire Yasukuni - 1

SEOUL, 17 oct. (Yonhap) -- La Corée du Sud a fait part ce jeudi de ses profonds regrets face à l'offrande du Premier ministre japonais Shinzo Abe au sanctuaire Yasukuni, symbole du passé impérialiste du Japon, appelant à une «réflexion humble» du Japon sur son passé.

Le premier jour de la période d'hommage de quatre jours, le Premier ministre japonais a envoyé une offrande au sanctuaire Yasukuni, un symbole du militarisme japonais de la première moitié du XXe siècle, a fait savoir Kyodo News.

Seiichi Eto, ministre en charge des affaires d'Okinawa et des territoires du Nord, s'est rendu au sanctuaire, pour la première fois en tant que membre du gouvernement depuis deux ans, ont rapporté des médias.

«Le gouvernement exprime de profonds regrets sur le fait que le gouvernement japonais et des députés ont envoyé encore une fois une offrande ou se sont rendus au sanctuaire Yasukuni qui vise à honorer l'histoire de la guerre d'agression du Japon», a dit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué de presse.

«Notre gouvernement rappelle une nouvelle fois que le Japon peut contribuer au développement des relations entre la Corée du Sud et le Japon orienté vers l'avenir et obtenir une confiance des pays voisins et de la communauté internationale, à condition que les responsables politiques japonais fassent preuve d'une réflexion humble sur les actes du passé», a-t-il ajouté.

Cet hommage controversé intervient dans un contexte de tensions entre Séoul et Tokyo après les restrictions japonaises sur les exportations en apparentes représailles contre les verdicts rendus l'année dernière par la Cour suprême sud-coréenne qui a ordonné à des entreprises japonaises d'indemniser des victimes du travail forcé durant le régime colonial japonais (1910-1945).

Le sanctuaire Yasukuni a pour but de commémorer des morts au combat dont 14 criminels de guerre de «classe A» de la Deuxième Guerre mondiale. Les visites des hommes politiques japonais dans ce lieu de culte suscitent chaque année la colère des Sud-Coréens et des Chinois qui ont souffert des exactions du Japon au début du XXe siècle.

eloise@yna.co.kr

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