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La Cour suprême valide le sursis contre le patron de Lotte

Actualités 17.10.2019 à 15h55
Le président du groupe Lotte Shin Dong-bin. (Photomontage)

SEOUL, 17 oct. (Yonhap) -- La Cour suprême a confirmé ce jeudi le verdict rendu par une juridiction inférieure qui avait suspendu l'exécution d'une peine de prison contre le patron du groupe Lotte, Shin Dong-bin, dans une retentissante affaire de corruption qui avait conduit à la destitution de l'ancienne présidente Park Geun-hye.

Shin, à la tête du cinquième conglomérat du pays, avait été inculpé pour avoir versé 7 milliards de wons (6,2 millions de dollars) de pots-de-vin à une fondation contrôlée par Choi Soon-sil, une proche amie de Park au centre de l'affaire, pour obtenir le soutien du gouvernement en faveur de l'activité magasins hors taxes du groupe.

En octobre de l'année dernière, la Haute Cour de Séoul l'a condamné à deux ans et demi de prison assortie d'un sursis de quatre ans en libérant l'homme d'affaires qui purgeait la peine de prison dont il avait écopé en première instance.

La cour d'appel a estimé que Shin avait versé cet argent de manière «passive» par peur qu'un refus à la requête de Choi ne porte préjudice aux affaires de Lotte.

Elle l'a également déclaré non coupable de l'accusation selon laquelle il aurait ordonné à des filiales de Lotte de verser des salaires à des membres de sa famille qui n'ont jamais travaillé pour ses entreprises. La cour a accepté l'argumentation de Shin, qui a dit que son père et fondateur du groupe Shin Kyuk-ho, a pris toutes les décisions et qu'il n'a fait que suivre les ordres de son père.

Shin n'est pas le seul entrepreneur qui a été impliqué dans ce vaste scandale de corruption.

En août dernier, la Cour suprême a également ordonné à une juridiction inférieure de réexaminer sa décision qui avait suspendu l'exécution d'une peine d'emprisonnement contre l'héritier de Samsung, Lee Jae-yong.

Le patron de facto du plus grand conglomérat du pays avait été accusé d'avoir versé des dessous-de-table à Choi pour s'assurer du soutien du gouvernement afin de succéder à son père à la tête de Samsung.

Le scandale de corruption impliquant de nombreux hommes politiques et industriels du pays a indigné le peuple et conduit des dizaines de millions de personnes à battre le pavé entre octobre et décembre 2016 pour protester contre cette affaire de corruption.

Park a été destituée en décembre 2016 par le Parlement. La Cour constitutionnelle a confirmé la décision en mars 2017, la démettant définitivement de la présidence du pays.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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