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Séoul va une nouvelle fois proposer à la Corée du Nord de discuter du mont Kumgang

Corée du Nord 05.11.2019 à 18h02
Le ministre de l'Unification Kim Yeon-chul prend la parole lors d'une séance plénière de la Commission spéciale du budget et des comptes à l'Assemblée nationale à Séoul le 5 novembre 2019.

SEOUL, 05 nov. (Yonhap) -- La Corée du Sud compte proposer à nouveau à la Corée du Nord de tenir des pourparlers de niveau opérationnel sur le sort du programme touristique conjoint au mont Kumgang en Corée du Nord, suspendu depuis longtemps, a indiqué ce mardi une source gouvernementale.

La Corée du Sud a proposé la semaine dernière de tenir un dialogue sur la question dans une contre-proposition à l'exigence de la Corée du Nord que Séoul retire toutes ses installations abandonnées au mont Kumgang. La Corée du Nord a rejeté la proposition le lendemain, insistant pour en discuter par écrit.

Selon la source, la nouvelle proposition de Séoul pourrait être envoyée au Nord dès cette semaine, suite à des consultations entre le gouvernement et les acteurs économiques concernés.

La menace de la Corée du Nord de mettre fin à l'entreprise commune est intervenue après que les médias nord-coréens ont rapporté le mois dernier que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a ordonné la destruction de toutes les installations «désagréables» construites par le Sud dans la station de montagne.

Le Nord a proposé officiellement de discuter de la question par écrit. Séoul a déclaré que toutes les questions en suspens ayant trait aux relations intercoréennes devraient être résolues par le dialogue et les consultations.

Un responsable du ministère de l'Unification a déclaré que le gouvernement n'envisageait pas de prendre des mesures en cas d'éventuel retrait unilatéral des installations par le Nord.

«Notre position reste inchangée, à savoir qu'un accord et une réunion sont nécessaires», a déclaré le responsable du ministère. «Quand une réunion aura lieu, nous pourrons discuter de divers sujets.»

Selon des analystes, Pyongyang ne retirera probablement pas les installations dans le cadre d'une décision unilatérale, car la coopération intercoréenne est cruciale dans le cadre des efforts plus larges déployés par Pyongyang pour faire de la station de montagne une destination touristique internationale.

«Une résolution raisonnable de la question du mont Kumgang est aussi nécessaire pour la Corée du Nord», a déclaré Cho Han-bum, chercheur à l'Institut coréen pour l'unification nationale, lors d'une conférence de presse à Séoul.

Si la Corée du Nord force Hyundai Asan Corp. à quitter le mont Kumgang, des conséquences négatives sur l'ensemble de son industrie touristique seront inévitables, a-t-il dit. Hyundai Asan est une entreprise sud-coréenne qui possède une licence de 50 ans pour le tourisme au mont Kumgang.

«Beaucoup de voyagistes nord-coréens ont une rentabilité douteuse lorsqu'ils excluent les touristes sud-coréens», a dit Cho. «En cas d'action unilatérale de la sorte, il sera plus difficile pour Séoul de coopérer avec le Nord dans le secteur du tourisme.»

Le ministre de l'Unification Kim Yeon-chul a déclaré que la menace nord-coréenne de mettre fin au programme touristique semble avoir pour but d'inciter Séoul à relancer rapidement le projet transfrontalier, qui est au point mort depuis plus d'une décennie.

«Nous consultons étroitement les acteurs économiques concernés, tels que Hyundai Asan, mais pour résoudre le problème du mont Kumgang, des entretiens en face à face avec la Corée du Nord sont nécessaires, entre autres choses», a déclaré le ministre lors d'une session parlementaire à Séoul.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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