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Séoul et Washington tiendront leur réunion annuelle sur la sécurité la semaine prochaine

International 08.11.2019 à 13h59
Chefs de défense
La 50e Réunion consultative sur la sécurité (SCM) Corée du Sud-Etats-Unis. (Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 08 nov. (Yonhap) -- La Corée du Sud et les Etats-Unis tiendront leur réunion ministérielle annuelle sur la sécurité la semaine prochaine à Séoul, a fait savoir vendredi le ministère de la Défense.

La réunion interviendra une semaine avant la fin de l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA) entre la Corée du Sud et le Japon.

Jeong Kyeong-doo, ministre de la Défense, et son homologue américain Mark Esper participeront à la 51e Réunion consultative sur la sécurité (SCM) Corée du Sud-Etats-Unis vendredi prochain au ministère à Séoul «afin de discuter de manière approfondie des questions non résolues, y compris l'évaluation de la situation sécuritaire dans la péninsule coréenne, le transfert du contrôle opérationnel (OPCON) en temps de guerre et le déménagement des bases militaires américaines», a indiqué le ministère dans un communiqué.

Esper arrivera jeudi prochain en Corée du Sud pour assister à la réunion, selon des officiels.

Les discussions se dérouleront sous une pression élevée des Etats-Unis sur la Corée du Sud pour revoir sa décision de mettre fin au GSOMIA qui arrivera à échéance le 23 novembre.

L'accord est considéré comme un mécanisme clé de la coopération trilatérale entre Washington et ses deux alliés asiatiques face aux menaces sécuritaires posées par le régime nord-coréen et la Chine qui renforce ses relations militaires avec la Russie.

Lors de l'annonce du voyage d'Esper en Corée du Sud, le porte-parole du Pentagone Jonathan Hoffman a dit pouvoir «pratiquement garantir» que le sujet ferait partie des discussions d'Esper avec Jeong à Séoul la semaine prochaine.

Malgré l'opposition des Etats-Unis, la Corée du Sud a fait part de sa décision de ne pas renouveler le pacte bilatéral avec le Japon après que ce dernier a imposé des restrictions commerciales contre Séoul comme des représailles politiques suite aux verdicts rendus l'année dernière par la Cour suprême sud-coréenne contre des entreprises japonaises quant au travail forcé en temps de guerre.

Séoul a depuis maintenu sa position selon laquelle aucune révision ne serait possible à moins que le Japon ne revoie d'abord sa décision.

Lundi, le ministre Jeong a dit au Parlement que «je pense que de tels outils (comme le GSOMIA) doivent être maintenus s'ils sont bénéfiques même dans une moindre mesure à nos intérêts sécuritaires».

Néanmoins, il a noté que de telles questions en suspens comme les restrictions d'exportations «doivent être résolues ensemble».

Aussi figurera à l'ordre du jour le transfert conditionnel de l'OPCON de Washington à Séoul sur lequel les deux parties travaillent ensemble.

Dans le but d'examiner si Séoul est prêt à remplir les conditions pour le transfert, les deux côtés ont effectué un test de la capacité opérationnelle initiale (IOC) durant leur exercice combiné en août. Les résultats de ce test seront rapportés aux ministères durant la réunion de la semaine prochaine pour procéder à une évaluation.

Les conditions à remplir comprennent la capacité de la Corée du Sud à diriger le mécanisme de défense combiné des alliés, son aptitude de réaction initiale aux menaces nucléaires et balistiques du Nord ainsi qu'un environnement de sécurité stable dans la péninsule et dans la région.

Le déménagement des bases militaires américaines situées en Corée du Sud sera également incluse dans l'ordre du jour, selon le ministère.

Le bureau présidentiel Cheong Wa Dae a dit en août qu'il chercherait un retour rapide du contrôle de 26 bases des Forces américaines en Corée du Sud (USFK), qui a ajouté plus tard que certaines bases avaient déjà été vidées et promis que des installations seraient rendues dès que possible.

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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