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(3e LD) Réunion entre les chefs militaires de Séoul et Washington à Séoul

National 14.11.2019 à 20h31
Le général Park Han-ki (à g.), chef d'état-major des armées sud-coréen, et son homologue américain le général Mark Milley, à Séoul, le jeudi 14 novembre 2019.
Le général Park Han-ki (à droite), président du Comité des chefs d'état-major interarmées de la Corée du Sud, et son homologue américain, le général Mark Milley, posent pour une photo lors de la 44e Réunion du comité militaire à Séoul le 14 novembre 2019. (Photo fournie par le bureau de Park. Archivage et revente interdits)

SEOUL, 14 nov. (Yonhap) -- Le chef de l'armée américaine a promis ce jeudi d'utiliser «tout l'éventail des capacités militaires américaines» pour défendre la Corée du Sud lors des pourparlers annuels des alliés entre leurs chefs d'état-major, ont déclaré les deux parties.

Le chef d'état-major des armées des Etats-Unis, le général Mark Milley, a «réitéré les engagements fermes et inébranlables des Etats-Unis à l'égard de la république de Corée et leur volonté constante d'assurer une dissuasion élargie», indique le communiqué conjoint publié à l'issue de la 44e Réunion du comité militaire (MCM) entre Milley et son homologue sud-coréen, le général Park Han-ki.

«Il a affirmé que les Etats-Unis restaient prêts à réagir à toute attaque contre la péninsule coréenne, en utilisant toute la gamme des capacités militaires américaines», selon le communiqué.

Au cours de la réunion, les deux parties ont reçu les dernières informations sur la situation sécuritaire dans la péninsule coréenne et dans la région et ont discuté des mesures visant à renforcer leur position de défense, ont-ils déclaré, ajoutant que les deux chefs d'état-major ont reconnu l'importance de tels pourparlers «en cette période critique» pour démontrer «la force et la crédibilité de l'alliance militaire».

La Corée du Nord a tiré des projectiles à courte portée, y compris des missiles balistiques, à onze reprises cette année et a lancé une nouvelle version d'un missile mer-sol balistique stratégique (MSBS) le 2 octobre.

La situation sécuritaire dans la péninsule coréenne et ses environs s'est compliquée ces derniers mois.

En juillet, un avion de combat russe est entré deux fois dans l'espace aérien sud-coréen au-dessus des îlots de Dokdo, les plus à l'est de la Corée du Sud, tandis que la Chine et la Russie effectuaient leur première patrouille aérienne conjointe.

Au cours de la patrouille, deux autres avions militaires russes et chinois sont entrés sans préavis dans la Zone d'identification de défense aérienne de la Corée (KADIZ).

Les deux commandants ont également «reconnu la nature critique des partenariats multinationaux et sont convenus de renforcer les efforts en faveur de la paix et de la stabilité régionales», selon le communiqué.

Le partenariat multilatéral pourrait faire référence à la coopération trilatérale en matière de sécurité impliquant le Japon, qui est d'actualité, le pacte d'échange de renseignements entre Séoul et Tokyo arrivant à expiration le 23 novembre.

La Corée du Sud a annoncé en août sa décision de mettre fin à l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA), signé en 2016, à la suite de restrictions japonaises sur les exportations de certains matériaux en Corée du Sud, dans un contexte de conflit lié au travail forcé pratiqué par le Japon pendant la guerre.

Les Etats-Unis ont exhorté Séoul à reconsidérer cette décision, car ils considèrent le pacte comme un mécanisme important de coopération trilatérale en matière de sécurité avec leurs deux alliés en Asie du Nord-Est et au-delà.

Lorsqu'on lui a demandé s'il avait discuté du pacte d'échange d'informations militaires avec Park, Milley a répondu aux journalistes que «Nous l'avons fait un peu», sans donner plus de détails.

À Tokyo, suite à sa rencontre mardi avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, le chef militaire américain a déclaré : «Nous voulons essayer de résoudre cette question avant son expiration.»

Le «transfert efficace» du contrôle opérationnel en temps de guerre (OPCON) de Washington à Séoul était également à l'ordre du jour, selon le communiqué.

Les deux parties ont examiné les résultats de l'essai initial de capacité opérationnelle (COI) du transfert de l'OPCON, qui a été mené par les alliés au cours de leur exercice conjoint en août. Il s'agissait de vérifier si Séoul est en voie de remplir les conditions préalables au transfert.

Les conditions de ce transfert sont la capacité de Séoul à diriger le mécanisme de défense combiné des alliés, sa capacité à réagir initialement aux menaces nucléaires et balistiques de la Corée du Nord et à assurer un environnement de sécurité stable dans la péninsule et dans la région.

Le MCM se déroule chaque année avant que les ministres de la défense des deux pays ne tiennent la Réunion consultative sur la sécurité (SCM). Le SCM de cette année aura lieu vendredi.

Le général Lee Seong-yong, directeur en chef de la planification stratégique du JCS sud-coréen, ainsi que l'amiral Phil Davidson, chef du Commandement indo-pacifique des Etats-Unis, et le général Robert Abrams, commandant des Forces américaines en Corée du Sud, ont également assisté à la réunion de jeudi, selon les responsables.

Après la réunion, les deux commandants ont assisté à un dîner, en compagnie du Premier ministre sud-coréen Lee Nak-yon et du ministre de la Défense Jeong Kyeong-doo.

Le ministre américain de la Défense, Mark Esper, devait également assister à l'événement, mais était absent du fait du retard de son avion.

eloise@yna.co.kr

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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