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(3e LD) L'ancien ministre de la Justice interrogé par le Parquet

National 14.11.2019 à 21h23
Le ministre de la Justice Cho Kuk présente un plan en vue de réformer le Parquet au complexe gouvernemental à Gwacheon, à 18 kilomètres au sud de Séoul, le lundi 14 octobre 2019. Il a ensuite annoncé sa démission plus tard dans la journée.
Chung Kyung-sim, l'épouse de l'ancien ministre de la Justice Cho Kuk et professeur à l'université Dongyang, est entourée de journalistes après l'examen de la demande de mandat d'arrêt à son encontre, le mercredi 23 octobre 2019, à la Cour centrale du district de Séoul.

SEOUL, 14 nov. (Yonhap) -- L'ancien ministre de la Justice Cho Kuk a été interrogé ce jeudi par les procureurs sur son éventuel rôle dans les actes répréhensibles présumés de sa famille, environ un mois après sa démission surprise.

Cho s'est présenté ce matin au Parquet central du district de Séoul pour être entendu sur divers soupçons, notamment son éventuelle implication dans les irrégularités alléguées de sa femme Chung Kyung-sim.

Actuellement placée en détention provisoire, Chung est inculpée pour un total de 15 chefs d'accusation liés à l'entrée de sa fille dans un établissement d'enseignement supérieur et à des investissements douteux dans un fonds de placement privé. Son frère cadet et le fils de l'un de ses proches ont été également arrêtés dans le cadre de l'enquête.

Mais Cho, 54 ans, a refusé de répondre aux questions des procureurs au cours de l'interrogatoire de huit heures, a déclaré son représentant légal, arguant que les soupçons soulevés contre lui ne sont pas fondés.

«J'ai jugé qu'il est pitoyable et inutile de répondre à tout et de tout expliquer», a indiqué Cho dans une déclaration relayée par ses avocats.

Cho a dit qu'il se sentait «misérable» à cause de cette enquête et a affirmé que les accusations portées contre lui sont «loin de la vérité».

«Si les procureurs décident de m'inculper, je laisserai la vérité être révélée au tribunal», a-t-il ajouté.

Sa comparution n'a pas été divulguée au public. Il serait interrogé en qualité de suspect en présence de son avocat.

Le femme de Cho fait face à des allégations de collusion avec un proche de son mari et de détournement de fonds lié à 1 milliard de wons (851.281 dollars) d'investissements dans un fonds de placement privé.

Elle est également soupçonnée d'avoir acheté pour 60 millions de wons d'actions d'une société cotée au Kosdaq après avoir obtenu des informations non divulguées et de détenir des actions sous un nom d'emprunt.

S'il est avéré que Cho était au courant du fait que sa femme a acheté les actions avec des fonds envoyés depuis son compte bancaire, il pourrait être accusé de fausse déclaration de ses avoirs et de violation d'une loi interdisant aux officiels du gouvernement d'effectuer des investissements directs.

Les procureurs devraient aussi l'interroger à propos de la bourse dont sa fille, étudiante de médecine, a bénéficié. Sa fille a reçu un total de 12 millions de wons de la part d'un professeur qui a été plus tard nommé à la tête d'un hôpital d'Etat à Busan.

Si l'enquête révèle que la bourse a été accordée sous forme de pots-de-vin en contrepartie du poste, Cho pourrait être accusé de corruption.

On s'attend à ce que les enquêteurs demandent à Cho s'il est intervenu dans le processus de délivrance de certificats de stage douteux pour ses enfants à l'Université nationale de Séoul où il est professeur de droit.

Cet interrogatoire est intervenu 79 jours après que le Parquet a perquisitionné son domicile, dans le sud de Séoul, et un mois après sa démission de son poste de ministre de la Justice sur fond de controverses autour de sa qualification pour ses fonctions.

Membre de l'entourage proche du président Moon Jae-in, Cho est considéré comme l'architecte clé du plan de réforme du Parquet de Moon.

Cho, professeur de droit et ancien conseiller présidentiel aux affaires sociales, a déclaré plus tôt cette semaine qu'il serait bientôt interrogé par les procureurs, ajoutant que tout ce qui le concerne fait l'objet de soupçons.

«Il se peut que j'aie des ennuis à cause de ce que je ne sais pas ou de ce dont je ne me souviens pas», a écrit Cho dans un message publié sur Facebook. «Je ne sais pas à quelles accusations je pourrais faire face, mais il semble que ma mise en examen soit déjà programmée... Je me sens mal, mais je ferai de mon mieux pour rétablir mon honneur et révéler la vérité.»

lsr@yna.co.kr

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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