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Une commission onusienne adopte une résolution condamnant les violations des droits de l'Homme au Nord

Actualités 15.11.2019 à 09h37
La Troisième Commission de l'Assemblée générale de l'ONU se penche sur une résolution condamnant la Corée du Nord pour violations des droits de l'Homme. (Capture d'écran de UN Web TV)
L'ambassadeur de Corée du Nord auprès de l'ONU Kim Song lors d'une séance de la Troisième Commission de l'ONU. (Capture d'écran de UN Web TV)

NEW YORK, 14 nov. (Yonhap) -- La Troisième Commission de l'Assemblée générale des Nations unies a adopté jeudi une résolution appelant à la responsabilité des auteurs des violations flagrantes des droits de l'Homme en Corée du Nord.

La commission onusienne traitant des questions humanitaires a approuvé le texte par consensus sans vote pour la 15e année consécutive. La résolution sera soumise à l'Assemblée générale de l'ONU le mois prochain pour adoption.

L'assemblée condamne «les violations systématiques, généralisées et flagrantes de longue date et en cours des droits de l'Homme dans et par la République populaire démocratique de Corée dont ceux qui pourraient représenter des crimes contre l'humanité», selon le texte élaboré par les Etats membres de l'Union européenne.

Il «encourage» aussi le Conseil de sécurité de l'ONU de «prendre une action appropriée pour garantir la responsabilisation», y compris la saisie de la Cour pénale internationale concernant la situation en Corée du Nord et l'examen de nouvelles sanctions visant «ceux qui semblent être les plus responsables des violations des droits humains», en faisant apparemment référence au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

La résolution de cette année contient largement les mêmes remarques que celles des années précédentes. Une action du Conseil de sécurité des Nations unies est recommandée depuis 2014.

La Corée du Nord s'irrite des accusations de violations des droits de l'Homme en les considérant comme une tentative dirigée par les Etats-Unis de renverser son régime.

Lors de son intervention à la commission, l'ambassadeur de Corée du Nord auprès de l'ONU Kim Song a critiqué la résolution en disant qu'elle n'a rien à voir avec la véritable protection des droits de l'Homme et en avançant que ces abus allégués ont été fabriqués par les Nord-Coréens qui ont fui le régime après avoir commis des crimes.

Il a exprimé ses «profondes préoccupations» face à ce qu'il décrit comme une tentative de l'UE et d'autres «forces hostiles» d'accroître la confrontation sur la scène onusienne et pointé du doigt le Japon qui a contribué à la résolution après avoir commis des crimes contre l'humanité pendant la colonisation de la péninsule coréenne (1910-1945).

Le Japon, a-t-il dit, n'a toujours pas résolu la question des 1,4 million de personnes qui ont été mobilisées pour le travail forcé et des 200.000 esclaves sexuelles qui ont été au service des troupes japonaises.

Contrairement aux années précédentes, la Corée du Sud n'a pas participé à la proposition de la résolution, citant «la situation politique actuelle sur la péninsule coréenne».

La mission sud-coréenne auprès de l'ONU a déclaré dans un communiqué de presse que les inquiétudes de Séoul sur la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord et ses efforts destinés à améliorer la situation restaient inchangés.

«Le gouvernement continuera à œuvrer à promouvoir les droits humains en Corée du Nord à travers la paix et la prospérité sur la péninsule coréenne», a-t-il souligné.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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