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(LEAD) Une cour d'appel se prononce en faveur du chanteur Yoo Seung-jun, frappé d'une interdiction d'entrer en Corée

Actualités 15.11.2019 à 16h54

SEOUL, 15 nov. (Yonhap) -- Une cour d'appel a renversé vendredi une décision déjà rendue en appel et s'est prononcée en faveur du chanteur américain d'origine coréenne Steve Yoo, plus connu sous le nom de Yoo Seung-jun ici. Celui-ci est sous le coup d'une interdiction d'entrer en Corée du Sud. La nouvelle décision lui permettrait ainsi de revenir finalement pour la première fois depuis 17 ans.

Yoon est frappé d'une interdiction d'entrer sur le territoire de la Corée du Sud depuis 2002, année où il a fait l'objet de vives critiques de la part du public après avoir renoncé à sa nationalité sud-coréenne pour semble-t-il échapper au service militaire.

Suite à des tentatives avortées d'entrer dans le pays, il a porté plainte en octobre 2015 contre le consulat général sud-coréen à Los Angeles pour lui avoir refusé un visa. Yoo aurait demandé un visa F4, généralement délivré aux étrangers d'origine coréenne.

Le dernier verdict marque un renversement des précédents jugements qui avaient conclu que le refus était approprié.

La Cour administrative de Séoul a jugé en septembre 2016 que le retour du chanteur et la reprise de ses activités pourraient «démoraliser les soldats qui se consacrent à servir le pays et inciter les jeunes à éviter la conscription».

La Haute Cour de Séoul a confirmé cette décision en février 2017. Cependant, la Cour suprême a ordonné au même tribunal de réexaminer le verdict en juillet dernier, en notant qu'elle a enfreint les procédures administratives et que le refus d'une demande de visa basé sur le passé est illégitime.

L'avocat de Yoo a affirmé qu'il était peu convaincant d'estimer que Yoo avait la volonté d'éviter la conscription en tenant compte de l'abandon de la nationalité. Ils ont aussi avancé que l'interdiction d'entrée dans le pays pendant 17 ans était excessif et violait le principe constitutionnel d'égalité.

Malgré le verdict prononcé en faveur de Yoo, sa venue ne devrait pas être facile.

Le ministère des Affaires étrangères a publié un communiqué indiquant qu'il ferait appel du nouveau jugement auprès de la Cour suprême et «coopérera étroitement avec le ministère de la Justice, l'Administration des effectifs militaires (MMA) et les ministères concernés» dans le processus.

Le sentiment négatif du public est un autre obstacle à surmonter.

En août, près de 260.000 personnes ont signé une pétition en moins d'un mois pour demander au gouvernement d'interdire la visite de Yoo, en disant que «(la décision de la Cour suprême) n'est pas conforme à la justice et provoque un sentiment de honte».

Dans un sondage mené en juillet à l'échelle nationale par Realmeter auprès de 501 adultes, seulement 23,3% d'entre eux pensaient que l'interdiction devait être levée comme beaucoup de temps s'est écoulé depuis.

Yoo, 43 ans, était un chanteur très populaire jusqu'à ce que la question de sa nationalité ait suscité une colère publique dans un pays où le service militaire obligatoire est un sujet sensible.

Selon la loi sud-coréenne, tout homme valide est obligé de servir dans l'armée pendant 20 mois avant l'âge de 38 ans.

Le chanteur américain d'origine coréenne Yoo Seung-jun. (Photo d'archives Yonhap)

mjp@yna.co.kr

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