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(2e LD) A Séoul, le chef du Pentagone demande le renouvellement du GSOMIA

Actualités 15.11.2019 à 17h11
Poignée de main

SEOUL, 15 nov. (Yonhap) -- Le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a appelé ce vendredi la Corée du Sud et le Japon à travailler ensemble pour maintenir l'Accord de sécurité générale d'informations militaires (GSOMIA) en affirmant que l'annulation ne bénéficiera qu'à la Corée du Nord et à la Chine.

Esper a fait ces déclarations lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre de la Défense Jeong Kyeong-doo à l'issue de la 51e Réunion consultative sur la sécurité (SCM) à Séoul.

Le GSOMIA arrivera à échéance le 23 novembre étant donné que le gouvernement sud-coréen a décidé d'y mettre fin en réponse aux restrictions d'exportation du Japon à l'encontre de Séoul, citant comme raison des préoccupations sécuritaires.

«Le GSOMIA est un outil important pour partager des informations pratiques entre la Corée du sud, les Etats-Unis et le Japon, en particulier en temps de guerre. L'expiration du GSOMIA aura un impact sur notre efficacité. Nous appelons ainsi toutes les parties prenantes à se réunir en tête à tête pour résoudre les différends», a dit Esper.

«Ceux qui bénéficieront de la fin du GSOMIA et des conflits persistants entre Séoul et Tokyo ne sont que Pyongyang et Pékin», a indiqué le chef du Pentagone. «C'est une raison suffisante pour nous de nous réunir et de nous assurer de rétablir notre alliance de manière à ce que nous puissions travailler ensemble pour répondre aux menaces et défis communs.»

Washington fait pression sur Séoul pour qu'il revoit sa décision car le pacte est considéré comme un mécanisme clé de la coopération trilatérale en matière de sécurité afin de faire face aux menaces de la Corée du Nord et de mieux répondre à la montée en puissance de la Chine.

Séoul a déclaré qu'aucune reconsidération ne serait possible à moins que le Japon ne change en premier de cap, alors que les restrictions japonaises sont perçues comme des représailles contre les verdicts rendus l'année dernière par la Cour suprême sud-coréenne contre des entreprises japonaises quant au travail forcé en temps de guerre.

«Je souhaite que nous ayons de bonnes discussions avec le Japon dans une direction positive durant le reste du temps pour que nous puissions maintenir le GSOMIA», a dit Jeong.

Concernant les négociations des alliés sur l'Accord sur les mesures spéciales (SMA), accord de partage des coûts de la défense, Esper a appelé la Corée du Sud à augmenter sa contribution.

«La Corée du Sud est un pays riche et peut et doit assumer les coûts de la défense», a dit Esper, en ajoutant qu'«il est crucial pour les alliés de conclure les négociations d'ici la fin de l'année avec des coûts plus élevés à la charge de la république de Corée».

Notant que la Corée du Sud a apporté «un montant de soutien juste» dans le passé, il a dit qu'«il est important cependant de savoir que plus de 90% de ces fonds restent en Corée».

Esper n'a pas mentionné de montant exact.

Les négociations sont en cours entre les alliés pour renouveler le SMA qui définit le principe de partage des coûts pour maintenir les 28.500 soldats américains en Corée du Sud.

Selon les médias, Washington aurait demandé à Séoul de payer près de 5 milliards de dollars par an. Dans le cadre du pacte actuel qui arrivera à échéance à la fin de l'année, la Corée du Sud a été d'accord pour payer 870 millions de dollars par an.

En ce qui concerne le plan d'exercice militaire conjoint des alliés sur fond de mécontentement de la Corée du Nord, Esper a répondu que de tels exercices avaient pour but non seulement de dissuader et battre les adversaires mais aussi de consolider la diplomatie.

«L'objectif de nos armées et exercices militaires est non seulement de renforcer notre diplomatie mais aussi de la rendre capable et de lui donner des moyens», a-t-il dit, en ajoutant que les deux pays «restent flexibles en termes de moyen de soutien de nos diplomates afin d'assurer que nous n'avons fermé aucune porte pour permettre le progrès dans la diplomatie».

Néanmoins, il n'a pas spécifié ce que les alliés devaient faire pour les prochains exercices aériens.

Des officiels ont mentionné que les exercices prévus se dérouleraient à un niveau réduit par rapport à l'exercice Vigilant Ace, un exercice massif effectué jusqu'en 2017 avant son arrêt l'année dernière. La Corée du Nord s'est fortement opposée à ce plan en le condamnant.

Sur son chemin vers Séoul, Esper avait dit que Séoul et Washington ajusteraient l'envergure de leur exercice. En réponse, la Corée du Nord a apprécié jeudi les efforts des Etats-Unis pour maintenir le dialogue sur sa dénucléarisation en cours.

Mais Pyongyang a aussi averti d'une sanction sévère que les Etats-Unis ne pourront supporter si les exercices ont lieu comme prévu.

La Corée du Nord a pendant longtemps dénoncé les exercices militaires de Séoul et Washington comme des «répétitions d'invasion» du Nord bien que les alliés disent que les exercices sont de nature défensive.

Séoul et Washington sont aussi convenus de renforcer la coordination pour la dénucléarisation complète et vérifiable de la Corée du Nord et de mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies afin d'atteindre l'objectif, a noté le ministère à Séoul.

Conférence de presse

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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