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(LEAD) Moon s'engage à maintenir la coopération en matière de sécurité avec le Japon malgré l'expiration imminente du GSOMIA

Actualités 19.11.2019 à 23h41

SEOUL, 19 nov. (Yonhap) -- Le président Moon Jae-in a clairement indiqué ce mardi que son gouvernement maintiendra ses partenariats avec le Japon en matière de sécurité régionale même si un accord bilatéral d'échange d'informations militaires expire ce week-end.

Il s'est également engagé à oeuvrer «jusqu'au dernier moment» pour éviter la résiliation de l'accord, connu sous le nom de GSOMIA.

«Pour nous, l'alliance Corée du Sud-Etats-Unis est la clé de la sécurité, mais la coopération trilatérale en matière de sécurité avec le Japon est également très importante», a déclaré Moon lors d'une assemblée publique à Séoul, diffusée en direct par la chaîne de télévision MBC. «Même si le GSOMIA expire, nous continuerons à coopérer avec le Japon.»

Moon a souligné que les contrôles à l'exportation du Japon contre la Corée du Sud sont à l'origine de la décision de Séoul d'abandonner le GSOMIA.

Le président Moon Jae-in tient une assemblée publique dans un studio de télévision de la chaîne MBC dans l'ouest de Séoul le 19 novembre 2019.
Le président Moon Jae-in lors de l'assemblée publique dans un studio de télévision de la chaîne MBC dans l'ouest de Séoul le 19 novembre 2019.

La Corée du Sud fournit une aide importante pour la sécurité nationale du Japon, servant de «brise-lames», permettant ainsi à Tokyo de réduire ses dépenses de défense, a noté le président.

Toutefois, le Japon a renforcé les restrictions à l'exportation, citant des préoccupations concernant le transfert de matières stratégiques vers la Corée du Nord ou d'autres pays tiers.

«N'est-il pas contradictoire de chercher à partager des informations militaires tout en disant que la Corée du Sud n'est pas digne de confiance en termes de sécurité ?», a demandé Moon. «Nous avons pris des mesures que nous devions naturellement prendre.»

Si le Japon change de cap et cherche à résoudre la question du contrôle des exportations et du GSOMIA, a-t-il ajouté, la Corée du Sud est prête à collaborer.

En ce qui concerne le processus de paix en Corée, Moon a indiqué que son initiative visant à améliorer les liens intercoréens est relativement lente car elle est liée aux progrès du dialogue Washington-Pyongyang sur la dénucléarisation.

«Nous pouvons aller beaucoup plus vite si nous pensons uniquement aux relations Sud-Nord. Je pense qu'on pourrait alors courir. Mais l'évolution des relations Sud-Nord doit prendre en compte la communauté internationale», a-t-il dit, en particulier alors que Pyongyang et Washington sont engagés dans des pourparlers nucléaires.

Comme ils l'ont déclaré, les deux parties s'efforcent d'organiser un troisième sommet par le biais de pourparlers de niveau opérationnel au cours de cette année, a-t-il dit.

«Si un troisième sommet Corée du Nord-Etats-Unis a lieu, je pense qu'il y aura une avancée, certainement», a ajouté Moon. «Si c'est le cas, les liens intercoréens auront davantage l'opportunité (de s'améliorer).»

Moon s'est encore une fois excusé d'avoir causé d'énormes conflits sociaux et des dissensions avec la nomination de son allié politique Cho Kuk au poste de ministre de la Justice. Cho a démissionné dans la disgrâce le mois dernier après des semaines de manifestations, à la fois pour et contre sa nomination. Sa famille fait l'objet d'une enquête à la suite d'allégations de falsification de documents et de méfaits d'ordre financier.

Moon a souligné l'importance de la réforme du Parquet malgré la démission de Cho. En particulier, il a dit qu'il est crucial d'établir une unité indépendante de l'accusation spécialisée dans les enquêtes sur la corruption des hauts fonctionnaires de l'Etat.

En ce qui concerne l'introduction d'un système militaire volontaire pour remplacer le système militaire obligatoire existant, le président a déclaré qu'il était vraiment prématuré pour cela et qu'il s'agit d'une question à examiner à moyen et à long termes.

Interrogé sur la flambée des prix du logement, notamment à Séoul, il a réaffirmé que son administration n'utilisera pas le marché immobilier pour stimuler l'économie et augmenter artificiellement les taux de croissance.

«Nous maintiendrons le prix des logements sous contrôle en mobilisant diverses mesures plus énergiques si les mesures actuelles ne fonctionnent pas», a-t-il dit.

En ce qui concerne le mariage homosexuel, le président a déclaré que davantage de discussions sont nécessaires pour parvenir à un consensus social sur la législation pertinente.

Moon a tenu cette conversation nationale à l'orée de la seconde moitié de son mandat unique de cinq ans. Au total, 300 personnes ont été invitées à l'événement télévisé de 117 minutes animé par Bae Chul-soo, un animateur radio populaire.

mathieu@yna.co.kr

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