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(LEAD) Le chef de l'opposition entame une grève de la faim pour protester contre la politique de Moon

Actualités 20.11.2019 à 21h15

SEOUL, 20 nov. (Yonhap) -- Hwang Kyo-ahn, chef du parti conservateur Parti Liberté Corée (PLC), le principal parti d'opposition, a entamé ce mercredi une grève de la faim pour protester contre ce qu'il a appelé une «crise nationale critique» causée par le président Moon Jae-in dans les domaines de la sécurité nationale et de la démocratie.

Hwang a déclaré qu'il continuera à jeûner jusqu'à ce que Moon annule sa décision de ne pas renouveler un accord de partage de renseignements militaires avec le Japon et retire deux projets de loi controversés, actuellement en procédure législative accélérée, concernant les réformes électorales et un nouvel organe d'enquête anti-corruption.

«Afin d'éviter une crise nationale critique, je m'associe au peuple en ce moment et commence une grève de la faim pour une durée indéterminée. Je suis prêt à me battre jusqu'à la mort», a déclaré un Hwang aux cheveux courts lors d'une conférence de presse donnée sur la place située devant le complexe présidentiel Cheong Wa Dae à Séoul.

Peu après avoir appris la nouvelle, Moon a envoyé son principal secrétaire aux affaires politiques, Kang Gi-jung, afin de persuader Hwang d'arrêter sa grève de la faim.

«Je pense que (la grève de la faim) ne va pas dans la bonne direction», a-t-il dit à Hwang.

En ce qui concerne la fin imminente du GSOMIA, le pacte militaire avec le Japon, Kang a appelé les milieux politiques à rester unis, soulignant qu'il ne s'agit pas d'une question partisane, mais d'une question d'intérêt national.

Sur d'autres questions en suspens, Kang a exprimé l'espoir qu'aura lieu un dialogue plus poussé entre les partis politiques.

Hwang s'est rasé la tête en septembre avec un certain nombre de membres de son parti en signe de protestation contre la nomination de Cho Kuk au poste de ministre de la Justice, un allié du président entaché de scandales.

L'action de Hwang a suscité des critiques de la part de tous les partis politiques, à l'exception du PLC.

«Le jeûne du président Hwang n'exprime rien d'autre que l'impatience d'un novice en politique», a déclaré Lee Jae-joung, porte-parole du parti Démocrate, au pouvoir. «Non seulement il n'y a pas de cause, cela porte aussi préjudice au public.»

Hwang, ancien Premier ministre, est entré en politique en 2017 après l'éviction de l'ex-présidente Park Geun-hye.

D'autres partis d'opposition l'ont critiqué pour avoir exacerbé les tensions au moment où les partis se préparent à négocier des projets de loi promus par le bloc au pouvoir afin d'établir une nouvelle agence chargée d'enquêter sur la corruption impliquant des hauts fonctionnaires et de réviser les règles électorales parlementaires afin d'augmenter la proportion des représentants en faveur des petits partis.

Certains observateurs estiment que l'action de Hwang semble avoir pour but de détourner l'attention des appels venant de ses propres rangs en faveur de réformes internes, y compris sa démission et celle d'autres chefs du parti.

Hwang Kyo-ahn (assis), président du Parti Liberté Corée, entame une grève de la faim devant le bureau présidentiel à Séoul le 20 novembre 2019, pour protester contre la «mauvaise gestion des affaires publiques» du gouvernement Moon Jae-in.

mathieu@yna.co.kr

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