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Séoul exprime ses «regrets» après la remise d'un rapport à l'Unesco par le Japon

International 03.12.2019 à 13h57
La photo de l'île de Hashima rendue publique par les Archives nationales de Corée. (Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 03 déc. (Yonhap) -- La Corée du Sud a fait part ce mardi de ses «regrets» vis-à-vis du manque d'efforts du Japon pour respecter son engagement de commémorer les victimes du travail forcé durant la guerre dans son récent rapport déposé au Centre du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) suite à l'inscription de sites historiques en 2015.

Ce lundi, le centre a rendu public sur son site Web ce rapport qui ne portait pas de mention sur l'engagement pris par Tokyo en juillet 2015, quand 23 sites datant de la révolution industrielle Meiji ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Parmi les sites figure aussi l'île de Hashima où des Coréens ont été contraints à travailler durant la colonisation japonaise (1910-1945), ce qui avait provoqué une vive protestation de la Corée du Sud contre cette inscription.

Le Comité du patrimoine mondial avait demandé au Japon de préparer une stratégie pour permettre de comprendre «toute l'histoire de chaque site». Tokyo était d'accord à l'époque pour prendre des mesures afin de commémorer les victimes et construire un «centre d'information».

«Nous exprimons nos regrets sur le fait que, malgré ses promesses de reconnaître le travail forcé exercé sur les Coréens et de prendre des mesures pour rendre hommage aux victimes, le Japon ne les a pas respectées dans son dernier rapport», a dit le ministère des Affaires étrangères de Séoul dans un communiqué de presse.

«Le gouvernement appelle le Japon à tenir fidèlement ses engagements de commémorer les victimes du travail forcé conformément aux recommandations du Comité du patrimoine mondial et sa promesse déclarée devant la communauté internationale », a-t-il ajouté.

Le comité de l'Unesco avait demandé au Japon de soumettre un rapport de suivi de la mise en œuvre des mesures supplémentaires suite à l'inscription de ses sites historiques.

Son rapport de 2017 a suscité une vive colère chez les Sud-Coréens en décrivant que «ceux venus de la Corée» ont fourni des «soutiens» à l'industrie japonaise, sans mentionner la nature forcée de leur travail durant la guerre.

D'ailleurs, l'annonce du Japon qu'il installera un centre d'information à Tokyo, très éloigné des sites en question, avait mis de l'huile sur le feu.

Le ministère a aussi exprimé sa déception sur le fait que Tokyo n'a pas accepté la recommandation du Comité du patrimoine mondial d'avoir un «dialogue entre les parties prenantes» sur la question et sur la soumission unilatérale de son rapport de suivi.

Les tensions se sont aggravées ces derniers temps à cause des restrictions d'exportation imposées par le Japon à l'encontre de la Corée du Sud.

Séoul considère cette décision comme une mesure de représailles politiques de Tokyo contre les verdicts de la Cour suprême sud-coréenne ordonnant à des entreprises japonaises d'indemniser des victimes coréennes du travail forcé.

eloise@yna.co.kr

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