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(LEAD) Washington se dit prêt à être flexible et exhorte Pyongyang à éviter les provocations

International 12.12.2019 à 11h00

WASHINGTON, 11 déc. (Yonhap) -- Les Etats-Unis sont prêts à être flexibles dans les négociations avec la Corée du Nord sur le démantèlement du programme d'armes nucléaires du régime, a déclaré mercredi Kelly Craft, l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies, en exhortant Pyongyang à s'abstenir de mener de nouvelles provocations.

Craft a fait ces remarques lors d'une session du Conseil de sécurité de l'ONU à l'approche de l'échéance de fin d'année fixée par Pyongyang pour les négociations nucléaires avec Washington.

Alors que plusieurs signes indiquent que le Nord se prépare à lancer un missile à longue portée, Craft a averti qu'un tel acte ne ferait que compliquer les efforts pour mettre en œuvre l'accord conclu par le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors de leur premier sommet tenu à Singapour en juin 2018.

L'ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU, Kelly Craft, préside une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Corée du Nord au siège de l'ONU à New York, le 11 décembre 2019. (AFP=Yonhap)

«Nous restons prêts à agir en parallèle et à adopter simultanément des mesures concrètes vers cet accord», a indiqué Craft pendant la réunion tenue à New York et retransmise en direct.

«Nous sommes disposés à être flexibles... et nous reconnaissons la nécessité d'un accord équilibré qui réponde aux préoccupations de toutes les parties», a-t-elle poursuivi. «Mais nous ne pouvons pas le faire seuls. La Corée du Nord doit prendre cette décision difficile mais audacieuse de travailler avec nous.»

S'adressant aux journalistes avant la réunion, elle a souligné que la Corée du Nord «doit faire sa part et éviter les provocations».

Trump et Kim sont convenus à Singapour de «travailler à» la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne en échange de garanties américaines et se sont également engagés à améliorer les relations jusque-là acrimonieuses entre les deux pays.

Il y a cependant eu peu de progrès dans la mise en œuvre de l'accord, les deux parties restant divisées pour définir à quel point le Nord doit se dénucléariser afin de recevoir des allégements de sanctions et d'autres concessions des Etats-Unis.

Le régime a fortement suggéré qu'il pourrait reprendre ses tests de bombes nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) si les Etats-Unis ne proposent pas de concessions dans leurs négociations actuellement dans l'impasse d'ici la fin de l'année.

Renforçant les inquiétudes, la Corée du Nord a effectué samedi ce qu'elle a appelé un «test très important» sur son site de lancement de Sohae, situé à Tongchang-ri. Le Sud a déclaré plus tard qu'il s'agissait d'un moteur de fusée.

«Nous espérons que nous ne nous trouverons pas à un point d'inflexion dans un proche avenir», a signalé Craft. «Nous avons confiance dans le fait que (la Corée du Nord) se détournera de toute nouvelle hostilité et menace, et prendra plutôt la décision audacieuse de s'engager avec nous tous.»

Elle a toutefois averti que si les événements prouvaient le contraire, le Conseil de sécurité devrait être prêt à «agir en conséquence».

Elle a ajouté que toute discussion sur une «nouvelle feuille de route» ou une résolution du Conseil de sécurité devait refléter la «réalité» que le régime a continué à développer et tester ses programmes d'armes interdits et a refusé d'engager un dialogue soutenu au cours des 18 derniers mois.

«Nous n'avons pas demandé à la Corée du Nord de tout faire avant que nous fassions quelque chose», a mis en avant l'ambassadrice. «En fait, nous avons pris de nombreuses mesures pour parvenir à une résolution par le dialogue et avons clairement transmis ce message à la Corée du Nord. Mais nous avons besoin d'un partenaire de négociation engagé pour prendre les mesures réciproques nécessaires au progrès.»

Craft a traité point par point les menaces récentes de Pyongyang. Elle a rappelé que le lancement par le régime de «plus de deux douzaines de missiles balistiques» cette année violait non seulement les résolutions du Conseil mais «risquait de fermer la porte à cette opportunité de trouver une meilleure voie pour l'avenir».

Elle a également déploré que la Corée du Nord ait menacé d'emprunter une «nouvelle voie» à moins que les Etats-Unis n'acceptent ses demandes et suggéré qu'elle pourrait reprendre de graves provocations.

«Concrètement, cela signifierait que (la Corée du Nord) pourrait lancer des véhicules spatiaux à l'aide de la technologie des missiles balistiques à longue portée, ou qu'elle pourrait même tester des missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), conçus pour attaquer le continent américain avec des armes nucléaires», a-t-elle précisé.

Trump a présenté le moratoire auto-imposé par le Nord sur les essais de missiles nucléaires et à longue portée comme l'une de ses principales victoires diplomatiques et a minimisé les récents tests de missiles à courte portée du régime.

Le fait que les Etats-Unis aient convoqué la session de mercredi en tant que président du Conseil pour ce mois-ci suggère que Washington prend au sérieux l'escalade récente des menaces.

Le représentant spécial américain pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, a rencontré les ambassadeurs des Nations unies avant la réunion pour apparemment appeler à un front unifié contre les provocations du régime.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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