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Un officiel nord-coréen critique Séoul pour la «rupture grave» des relations intercoréennes

Corée du Nord 08.01.2020 à 17h06

SEOUL, 08 jan. (Yonhap) -- Ri Kum-chol, vice-président du Comité central du Parti social-démocrate de Corée, un petit parti politique en Corée du Nord, a critiqué ce mercredi la Corée du Sud pour avoir causé la «rupture grave» des relations intercoréennes, en demandant de mettre fin à ses exercices militaires conjoints avec les Etats-Unis comme première mesure pour se sortir de sa «paranoïa».

Ri a formulé ces remarques dans une interview accordée à Uriminzokkiri TV, une chaîne de télévision de propagande nord-coréenne.

Sa critique est survenue un jour après que le président Moon Jae-in a invité le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à venir en Corée du Sud et a réaffirmé son engagement à mettre en œuvre les projets de coopération convenus entre les deux Corées.

«Après avoir parlé des éventuelles provocations l'année dernière, la Corée du Sud fait maintenant des histoires en soulevant une nouvelle fois la possibilité de provocations au début de cette année, se ridiculisant devant les gens du monde entier», a-t-il dit.

Ri a indiqué que la revendication répétée de la Corée du Sud sur les provocations constituait une tromperie visant à éviter la responsabilité d'avoir causé une «rupture grave» des relations intercoréennes.

«Afin que le Sud se sorte d'une telle paranoïa, il doit arrêter ses exercices d'invasion avec les forces extérieures [...] plutôt que de répéter sa revendication de provocations», a-t-il ajouté, en faisant référence aux manœuvres militaires conjointes avec les Etats-Unis que le Nord considère comme des «répétitions d'invasion».

La Corée du Nord avait menacé d'envoyer un «cadeau de Noël», soulevant des spéculations selon lesquelles elle préparait une provocation importante, en signe de protestation contre l'arrêt des discussions sur la dénucléarisation avec Washington.

La période de Noël s'est déroulée sans provocation mais le dirigeant Kim a menacé la semaine dernière de montrer une «nouvelle arme stratégique» au monde dans un avenir proche, en disant qu'il n'y a aucune raison d'être lié à son moratoire sur les essais nucléaires et de missiles de longue portée.

La Corée du Nord a accusé la Corée du Sud de traîner les pieds dans les projets transfrontaliers sur fond de sanctions mondiales. Le Nord reste toutefois silencieux face à la proposition de Séoul de discuter et de coopérer.

Kim n'avait fait aucune mention de la Corée du Sud lorsqu'il a fait part de ses orientations politiques sur les principales questions lors d'une réunion du Parti du travail à la fin de l'année dernière, reflétant apparemment le refroidissement des relations intercoréennes.

mjp@yna.co.kr

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