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Envoyé sud-coréen : «Faciliter le dialogue avec le Nord est une question d'intérêt commun»

International 15.01.2020 à 15h55

SEOUL, 15 jan. (Yonhap) -- Le principal envoyé nucléaire de la Corée du Sud, Lee Do-hoon, a déclaré mercredi qu'il discuterait avec le secrétaire d'Etat adjoint américain Stephen Biegun des moyens de promouvoir les échanges intercoréens dans le cadre des sanctions.

Le représentant spécial pour la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne a formulé ces remarques alors qu'il se dirigeait vers Washington, un jour après que le président Moon Jae-in a appelé à élargir les échanges transfrontaliers pour faire revenir Pyongyang à la table des négociations.

«A un moment où les relations entre le Nord et les Etats-Unis sont au point mort, nous voyons un besoin qui surgit fortement pour améliorer les liens intercoréens afin de faciliter les relations Etats-Unis-Corée du Nord», a déclaré Lee à des journalistes à l'aéroport international d'Incheon avant son départ.

«Je vais rencontrer des officiels de l'administration américaine, dont le représentant spécial Biegun, et discuter de ce que la Corée du Sud peut faire, les Etats-Unis peuvent faire et les deux pays peuvent faire ensemble pour surmonter la situation actuelle», a-t-il dit.

Durant une conférence de presse pour la nouvelle année tenue hier, Moon a mis l'accent sur la nécessité de renforcer les liens intercoréens pour sortir de l'impasse dans les discussions sur la dénucléarisation et d'obtenir le soutien international pour une levée partielle des sanctions. Il a déclaré que les voyages individuels en Corée du Nord ne faisaient pas l'objet des sanctions.

En dépit des sanctions internationales, Moon a dit qu'il existait toujours des moyens de promouvoir les échanges transfrontaliers comme les voyages individuels au Nord et des projets conjoints de réconciliation dans les régions situées le long de la frontière lourdement fortifiée.

«Les Etats-Unis conservent leur position de principe à la fois pour le dialogue et les sanctions. Mais si vous revenez en arrière, vous pouvez voir que la position américaine porte davantage sur la facilitation du dialogue dans le cadre solide des sanctions», a indiqué Lee. «Comment faciliter le dialogue dans ce cadre est une question d'intérêt commun.»

Plus tôt à Washington, le département du Trésor américain a sanctionné Namgang Trading Corp. (NTC), une société commerciale nord-coréenne, et Beijing Sukbakso, une entreprise d'hébergement nord-coréenne basée en Chine, pour être impliquées dans les exportations de main-d'œuvre nord-coréenne en violation des sanctions internationales.

Le représentant spécial pour la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne Lee Do-hoon répond aux questions des journalistes avant son départ pour les Etats-Unis pour une réunion avec le secrétaire d'Etat adjoint américain et l'envoyé spécial Stephen Biegun, le mercredi 15 janvier 2020, à l'aéroport international d'Incheon.

Durant son séjour de quatre jours, Lee prévoit de rencontrer Biegun, qui est aussi le principal envoyé pour les négociations nucléaires avec le Nord, et d'autres officiels.

En réponse à la demande de Moon pour l'élargissement des échanges intercoréens, le département d'Etat américain a indiqué que Séoul et Washington s'étaient «engagés à se coordonner étroitement pour transmettre notre réponse unifiée à la Corée du Nord» et a souligné l'importance d'appliquer les sanctions.

«Les Etats-Unis et notre allié, la république de Corée, se coordonnent étroitement pour nos efforts liés à la RPDC», a répondu un porte-parole du département d'Etat à une question de l'agence de presse Yonhap. RPDC est le sigle du nom officiel de la Corée du Nord, République populaire démocratique de Corée.

«Tous les Etats membres de l'ONU sont obligés de mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité relatives aux sanctions», a-t-il ajouté sans préciser si les voyages individuels en Corée du Nord tombent dans le champ d'application des sanctions.

Les négociations nucléaires entre Washington et Pyongyang ont réalisé peu de progrès après qu'un sommet entre leurs dirigeants s'est terminé sans accord en février 2019 et que des discussions de niveau opérationnel ont échoué en octobre dernier en Suède.

Les deux envoyés nucléaires se sont entretenus le jour du Nouvel An au téléphone après que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a averti qu'il dévoilerait bientôt une «nouvelle arme stratégique» et prendrait une «vraie action choquante» pour protester contre le dialogue nucléaire avec Washington.

Le Nord a déclaré la semaine dernière que les discussions nucléaires ne pourraient être relancées que si Washington accepte pleinement les exigences de Pyongyang et a averti le Sud de ne pas intervenir dans les relations entre son dirigeant Kim Jong-un et le président américain Donald Trump.

mjp@yna.co.kr

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