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Séoul et Washington ajusteront leur prochain exercice combiné en fonction de la diplomatie avec le Nord

Actualités 21.01.2020 à 16h55

SEOUL, 21 jan. (Yonhap) -- La Corée du Sud et les Etats-Unis modifieront leurs exercices militaires combinés prévus au printemps afin de soutenir les efforts diplomatiques pour dénucléariser la Corée du Nord, a annoncé ce mardi le ministère de la Défense.

Depuis le début du processus de négociations nucléaires en 2018, Séoul et Washington ont soit réduit leurs effectifs soit apporté d'autres modifications aux exercices militaires conjoints afin d'éviter de provoquer Pyongyang qui depuis longtemps dénonce ces manœuvres comme étant des «répétitions d'invasion».

«Nous nous sommes bien préparés pour les exercices combinés prévus», a déclaré un haut responsable du ministère. «Si des efforts diplomatiques sont en cours, nous effectuerons (les exercices) dans les limites à convenir entre le Sud et les Etats-Unis.»

Cette position faisait partie du plan politique global du ministère pour la nouvelle année, que le ministre de la Défense Jeong Kyeong-doo a rapporté au président Moon Jae-in au quartier général militaire de Gyeryongdae, dans la province du Chungcheong du Sud, dans la journée.

Conformément à la politique, les deux pays devraient remplacer leurs exercices de printemps habituels à grande échelle, Key Resolve et Foal Eagle, par un exercice de poste de commandement (CPX) simulé par ordinateur, appelé Dong Maeng, tout comme ils l'ont fait l'année dernière.

«En ce qui concerne les entraînements combinés sur le terrain, les manœuvres au niveau du régiment ne seront pas menées conjointement, mais les deux parties doivent effectuer des exercices entre leurs bataillons et entre leurs unités subordonnées "normalement"», a dit l'officiel, soulignant que tout ajustement «n'affectera pas notre posture de défense combinée».

Le ministre de la Défense Jeong Kyeong-doo.

Le deuxième et dernier exercice de postes de commandement pour 2020, prévu pour le second semestre, comprendra l'évaluation de la capacité opérationnelle totale (FOC), qui vise à évaluer les capacités de l'armée sud-coréenne pour le transfert envisagé du contrôle opérationnel (OPCON) en temps de guerre, selon le ministère.

L'année dernière, la capacité opérationnelle initiale (COI) a constaté que la Corée du Sud était en voie de remplir les conditions pour regagner l'OPCON de Washington. Aucun délai précis n'a été fixé, bien que beaucoup voient les deux parties viser 2022 comme date cible.

«La Corée du Sud et les Etats-Unis doivent achever l'élaboration des documents stratégiques connexes au cours du premier semestre de cette année pour effectuer le test FOC sans accroc», a précisé le responsable.

Afin de mieux contrer les menaces nucléaires et balistiques persistantes de la Corée du Nord, le ministère de la Défense s'est engagé à continuer à renforcer ses capacités de défense en maximisant les technologies de pointe et en administrant efficacement le budget de cette année qui a dépassé les 50.000 milliards de wons (42,89 milliards de dollars) pour la première fois.

Dans le but de renforcer la confiance avec les autorités de défense nord-coréennes, le ministère s'est engagé à poursuivre les efforts pour la mise en œuvre intégrale de l'accord militaire global coréen signé en septembre 2018.

Parmi les plans de cette année, il est notamment question de chercher à mener des discussions avec la Corée du Nord pour supprimer les postes de garde à l'intérieur de la Zone démilitarisée (DMZ) et permettre aux visiteurs de se déplacer librement des deux côtés du village frontalier intercoréen de Panmunjom à travers la ligne de démarcation.

En 2018, les deux Corées ont démantelé 10 postes de garde de première ligne à l'intérieur de la DMZ, mais aucun progrès n'a été réalisé depuis que les négociations de dénucléarisation sont bloquées entre Washington et Pyongyang. Actuellement, environ 60 postes de garde sud-coréens et 150 nord-coréens restent à l'intérieur de la zone tampon.

«Nous ferons de notre mieux pour faire en sorte que ces mesures soient mises en œuvre rapidement lorsque les conditions seront réunies», a affirmé le responsable.

Après la séance d'information, les militaires ont fait la démonstration de systèmes de combat sans pilote et anti-drones que la Corée du Sud a mis au point afin de mieux se préparer à l'évolution des futurs champs de bataille.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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