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Les barrières du monde du cinéma s'effondrent, selon le réalisateur de «Parasite»

Sport/Culture 10.02.2020 à 22h01
Le réalisateur Bong Joon-ho (4ème en partant de la droite) et les acteurs de «Parasite» lors d'une conférence de presse à Los Angeles le 9 février 2020 (heure locale), après que le film a remporté quatre récompenses à la 92ème cérémonie annuelle des Oscars.

SEOUL, 10 fév. (Yonhap) -- Bong Joon-ho, réalisateur de «Parasite», anticipe un avenir dans lequel le cinéma mondial est tellement connecté et diversifié qu'un lauréat non anglophone de l'Oscar du meilleur film ne fera plus l'actualité.

La comédie noire sud-coréenne sur la division sociale est entrée dans l'histoire du cinéma dimanche (heure américaine) en devenant le premier film en langue étrangère à remporter la plus haute distinction aux Oscars, ainsi que les prix du meilleur réalisateur, du meilleur scénario original et du meilleur film étranger.

Lors d'une conférence de presse donnée à l'issue de la cérémonie, le réalisateur a rappelé aux journalistes une demande qu'il avait formulée lors de la remise des prix aux Golden Globe Awards cette année pour que les spectateurs américains «surmontent la barrière des sous-titres, qui fait un pouce de haut».

«Aux Golden Globes, j'ai mentionné la barrière des sous-titres d'un pouce, mais j'ai l'impression que c'était déjà un peu tard», a déclaré Bong aux journalistes dans les coulisses du Dolby Theater à Los Angeles.

«Les gens surmontaient déjà cette barrière grâce aux services de streaming, aux vidéos YouTube et aux réseaux sociaux. Dans l'environnement dans lequel nous vivons actuellement, je pense que nous sommes tous connectés. Je pense donc que nous arriverons naturellement au jour où le fait qu'un film soit en langue étrangère ou non n'aura pas vraiment d'importance, et qu'un film en langue étrangère qui remporte ce prix ne sera (pas hors du commun)», a-t-il déclaré par l'intermédiaire d'un traducteur.

Bong a attribué l'attrait du film à son caractère typiquement coréen.

«Mon film précédent, "Okja", était une coproduction entre la Corée et les Etats-Unis, mais "Parasite", qui est un film purement coréen, a suscité plus d'enthousiasme de la part du public dans le monde entier. Cela me fait penser que plus j'étudie les choses qui m'entourent, plus l'histoire à une portée universelle et plus elle peut plaire à un public international», a-t-il déclaré.

Bong a exprimé son respect pour le légendaire réalisateur Martin Scorsese, dont le film «The Irishman» n'a pas été récompensé.

«J'ai vu Martin Scorsese (perdre) ce prix à plusieurs reprises. Il ne me connaissait pas à l'époque, mais j'étais tellement frustré. Je me souviens quand il en a gagné un (oscar) pour "The Departed" (2006), j'étais tellement content. Être nominé avec lui est un grand honneur, et c'est difficile à croire», a-t-il déclaré.

Lorsqu'on lui a demandé s'il voulait travailler à Hollywood, il a répondu «J'ai un plan», reprenant la célèbre réplique de «Parasite».

«Indépendamment de ce qui s'est passé à Cannes et (aux) Oscars, je travaillais sur deux projets avant cela. Je continue à travailler sur ces derniers et rien n'a changé à cause de ces prix. L'un est en coréen et l'autre en anglais», a-t-il déclaré.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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