Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

Un soldat transgenre dépose une pétition contre sa démobilisation

Actualités 19.02.2020 à 15h00

SEOUL, 19 fév. (Yonhap) -- Un ancien sous-officier démobilisé de force de l'armée après une opération de réattribution sexuelle a déposé un appel en vue de sa réintégration, ont indiqué ce mercredi des sources.

Byun Hee-soo, 22 ans, a déposé la pétition auprès du quartier général de l'armée, selon les sources, après qu'un comité militaire a statué le mois dernier sur la base d'un examen médical que le sergent-chef n'est pas en mesure de continuer à servir.

Byun a subi une opération de réattribution sexuelle en Thaïlande à la fin de l'année dernière et a exprimé le désir de continuer à servir dans l'armée en tant que femme soldat.

«Conformément aux règlements connexes, Byun peut soulever une telle objection dans les 30 jours suivant la décision du comité, et les autorités jugeront l'affaire dans deux semaines», a déclaré un officier de l'armée.

Plus tôt ce mois-ci, Byun a obtenu une reconnaissance judiciaire de son changement de sexe pour modifier son certificat de naissance.

Il s'agit de la première officière sud-coréenne en service actif à subir ce type d'opération pendant son service. A l'heure actuelle, il n'existe aucune réglementation spécifique sur la façon de traiter ce type de cas.

Dans le cadre du système de conscription de la Corée du Sud, tous les hommes valides doivent effectuer un service obligatoire pendant environ deux ans dans un pays qui fait face à la Corée du Nord à travers une frontière fortement fortifiée. Ceux qui changent de sexe sont automatiquement exclus de ce service.

Les sous-officiers sont des volontaires et le pays n'a pas de règle interdisant aux personnes transgenres d'entrer dans l'armée. Cependant, les chances sont élevées que de telles personnes soient recalées suite à un examen physique, selon les officiers.

La Corée du Sud n'a pas de soldats transgenres, et la décision sans précédent sur l'affaire devrait avoir un effet sur les droits globaux des Sud-Coréens transgenres.

Byun Hee-soo, sous-officier de l'armée, salue lors d'une conférence de presse au Centre militaire des droits de l'Homme à Séoul le 22 janvier 2020, suite à la décision de l'armée de la démobiliser.

as26@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page