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(3e LD) L'ex-président Lee Myung-bak condamné à 17 ans de prison en appel

Actualités 19.02.2020 à 21h15
L'ex-président Lee Myung-bak comparaît devant la Haute Cour de Séoul pour son procès en appel, le mercredi 19 février 2020.

SEOUL, 19 fév. (Yonhap) -- La Haute Cour de Séoul a condamné ce mercredi l'ancien président Lee Myung-bak à 17 ans de prison pour corruption et détournement de fonds et ordonné l'annulation de la liberté sous caution qui lui avait été accordée, le remettant en détention.

Lee, âgé de 78 ans, a été mis en liberté provisoire sous caution pour raisons de santé en mars 2019.

La durée de la peine est plus longue que celle de 15 ans prononcée en première instance en octobre 2018.

La cour a aussi ordonné à Lee de payer une amende de 13 milliards de wons (10,9 millions de dollars) et une pénalité de 5,78 milliards de wons.

Lee, qui a été président de 2008 à 2013, a été condamné pour corruption et détournement de fonds en lien avec la société de pièces détachées automobiles DAS de son frère, devenant ainsi le quatrième ex-président sud-coréen condamné au pénal.

Le tribunal en premier instance a conclu que Lee avait été le patron de facto de la société DAS et qu'il avait usé de son pouvoir présidentiel au profit de la société en acceptant des dessous-de-table de Samsung Electronics Co. sous forme de frais de justice.

«L'accusé a ignoré le devoir et la responsabilité (d'un président) et a commis de mauvais actes, comme accepter des pots-de-vin de fonctionnaires ou d'une entreprise privée», a déclaré la Haute Cour de Séoul.

En janvier, le Parquet avait réclamé une peine d'emprisonnement de 23 ans pour ne pas s'être repenti de ses mauvais actes et pour avoir blâmé d'autres personnes afin d'éviter toute responsabilité.

La cour d'appel a jugé que Lee a détourné près de 25,2 milliards de wons en contrôlant la société DAS et reçu un total de 9,4 milliards de wons de pots-de-vin, dont 8,9 milliards de wons de Samsung.

Ces montants sont plus élevés que les 24,6 milliards de wons de fonds détournés et les 8,5 milliards de wons de pots-de-vin reconnus en première instance.

Tout au long de sa carrière politique, Lee a été soupçonné d'être le véritable propriétaire de DAS.

Lee nie catégoriquement les accusations, répétant qu'il n'en est pas le propriétaire.

L'avocat de Lee, Kang Hoon, a déclaré qu'il ne pouvait pas «accepter la décision de la cour», ajoutant qu'ils feraient appel de la décision.

L'accusation a déclaré que l'affaire avait mis au jour des liens de corruption entre les milieux politiques et les milieux des affaires et a promis de faire de son mieux pour garantir «une conclusion conforme à la loi et au bon sens».

eloise@yna.co.kr

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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