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(4e LD) La Corée du Nord tire 2 missiles balistiques à courte portée vers la mer de l'Est

Corée du Nord 21.03.2020 à 11h49

SEOUL, 21 mars (Yonhap) -- La Corée du Nord a tiré ce samedi matin deux missiles balistiques à courte portée présumés vers la mer de l'Est, a déclaré le Comité des chefs d'état-major interarmées (JCS), le dernier d'une série de lancements de ce type ce mois-ci.

Ils ont été tirés vers le nord-est depuis des zones proches de son comté occidental de Sonchon dans la province du Pyongan du Nord à 6h45 et 6h50, respectivement, a précisé le JCS, ajoutant qu'ils ont volé environ 410 kilomètres, atteignant une altitude maximale d'environ 50 km.

«Les autorités de renseignement sud-coréennes et américaines analysent d'autres détails», ont déclaré les autorités. «Notre armée surveille la situation en cas de lancements supplémentaires et maintient l'état de préparation»

Qualifiant le lancement d' «acte très inapproprié» à un moment où le monde entier fait face à des difficultés en raison de la pandémie de coronavirus, le JCS a appelé le régime à stopper immédiatement ces manœuvres militaires.

C'est la troisième fois cette année que l'Etat communiste effectuait de tels tests d'armes, les premiers lancements ayant eu lieu en mars après plusieurs mois de suspension.

Le 9 mars, le Nord a tiré trois projectiles similaires à ceux qui avaient été tirés une semaine avant. Le 2 mars, le pays communiste a lancé deux projectiles de courte portée depuis un lance-roquette multiple de très grande taille sous la supervision de son dirigeant Kim Jong-un au cours d'un exercice de frappes d'artillerie, selon le JCS.

On ne sait pour le moment pas si Kim a dirigé les derniers tirs, mais les officiers ont laissé entendre cette possibilité.

L'agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) a déclaré aujourd'hui que l'armée avait tenu une «compétition de tirs d'artillerie» sur son front ouest la veille sous la surveillance du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Les tests de missiles précédents, qui ont eu lieu dans ses régions orientales sous la direction du leader du Nord, semblent avoir fait partie de son exercice de frappe d'artillerie pour l'entrainement d'hiver, ont déclaré les officiers du JCS, notant qu'il devrait se poursuivre tout au long de ce mois.

La Corée du Nord effectue une compétition de tirs d'artillerie le lundi 9 mars 2020, rapporte le lendemain l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA). (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

Les projectiles impliqués dans le dernier lancement pourraient être la version nord-coréenne du système de missiles tactiques de l'armée américaine (ATACMS) que le Nord a montré l'année dernière pour la première fois et testé deux fois en août, selon les observateurs.

Cependant, ce type d'arme n'a pas été testé dans ses régions occidentales, bien que le Nord ait tiré deux projectiles qui seraient sa version des missiles balistiques russes Iskander dans la province du Pyongan du Nord en mai.

Sa province voisine du Pyongan du Sud a également accueilli deux autres tests, en septembre et octobre, lorsque deux projectiles ont été tirés à chaque fois à partir de son système de lanceurs multiples ultra-large.

La Corée du Nord a souvent amené ses armes dans ses régions occidentales et les a fait voler sur tout son territoire avant de pénétrer dans la mer de l'Est afin de vérifier leur fiabilité, selon les experts.

Tout au long de l'année dernière, la Corée du Nord a effectué un total de 13 séries de tests d'armes, dont la dernière en novembre, impliquant plusieurs nouveaux types de missiles balistiques à courte portée et un missile balistique lancé depuis un sous-marin (SLBM).

Cette photo composite, publiée par l'agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) le 11 août 2019, montre les tirs d'essai de missiles, un jour après leur lancement depuis la ville côtière nord-coréenne de Hamhung. (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

Les mouvements militaires nord-coréens semblent être destinés à renforcer la base de pouvoir interne de Kim, dans un contexte de craintes de propagation du nouveau coronavirus (Covid-19) et de difficultés économiques.

Le Nord a intensifié ses efforts pour contenir le nouveau coronavirus, bien qu'il ait déclaré qu'aucun cas confirmé n'a été signalé, une affirmation mise en doute par beaucoup.

Les médias d'Etat ont annoncé plus tôt qu'il convoquerait une session parlementaire le 10 avril, une réunion qui aurait pour objet les mesures visant à atténuer les retombées des craintes croissantes liée au Covid-19.

La réunion pourrait également traiter de sa position dans les négociations sur les armes nucléaires avec les Etats-Unis qui sont bloquées depuis le sommet sans accord entre Kim et le président américain Donald Trump en février de l'année dernière.

Face aux sanctions internationales prolongées dans un contexte de pourparlers de dénucléarisation au point mort avec Washington, le régime a également appelé à renforcer les capacités d'autodéfense.

Dans son message du Nouvel An, Pyongyang avait menacé de dévoiler une «nouvelle arme stratégique» dans un avenir proche. Des experts estiment que l'arme stratégique pourrait être une version améliorée de son missile balistique intercontinental (ICBM) ou d'un missile mer-sol balistique stratégique (MSBS).

Au lieu de se détourner complètement du dialogue, le Nord semble avoir pris des mesures de faible intensité, bien que toute activité liée aux missiles balistiques lui soit interdit, en vertu des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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