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«Nth room case» : la police à la recherche des membres du réseau criminel

Actualités 26.03.2020 à 20h29

SEOUL, 26 mars (Yonhap) -- La police, qui enquête sur un réseau de chantage sexuel en ligne, s'est intéressée ce jeudi aux membres de salons de discussion de l'application Telegram, utilisés pour partager des clips vidéo sexuellement explicites de dizaines de femmes et de jeunes filles.

L'agence de la police métropolitaine de Séoul a déclaré avoir perquisitionné trois plateformes d'échange de crypto-monnaies le 13 mars pour identifier les utilisateurs des salons de discussion gérés par un homme de 25 ans qui a été arrêté la semaine dernière. Selon la police, ils ont payé l'homme en question, Cho Ju-bin, en crypto-monnaie, pour qu'ils puissent accéder aux vidéos.

La police a également obtenu des informations de deux traders de crypto-monnaies.

«Nous analysons les données des plateformes d'échange et des agents», a déclaré un responsable de la police.

Les salons de discussion comptaient environ 260.000 utilisateurs, y compris ceux qui ont rejoint plusieurs groupes, a indiqué la police.

La police a remis Cho à l'accusation mercredi, en décidant de dévoiler ses informations personnelles et sa photo.

Au moins 74 personnes, dont 16 mineures, ont été exploitées dans le cadre de cette affaire, connue sous le nom de «Nth room case».

Cho est accusé d'avoir persuadé les victimes de fournir des photos à caractère sexuel d'elles-mêmes et de les avoir ensuite fait chanter pour qu'elles pratiquent des actes sexuels dégradants. La police a jusqu'à présent appréhendé 126 personnes dans le cadre de cette affaire. Dix-neuf d'entre elles, dont Cho, ont été officiellement placées en détention.

Cho Ju-bin le 25 mars 2020 dans un poste de police à Séoul.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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