Go to Contents Go to Navigation

Les députés cherchent des sanctions plus sévères pour les délinquants sexuels en ligne

National 29.03.2020 à 15h04
Le député Park Kwang-on du Parti démocrate, le parti au pouvoir. (Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 29 mars (Yonhap) -- Les députés sud-coréens cherchent à réviser la loi de manière à punir ceux qui entrent dans des salles de chat en ligne pour regarder des photos et vidéos illégales à caractère sexuel face à l'indignation du public sur un réseau de chantage sexuel en ligne.

Le député Park Kwang-on du Parti démocrate, le parti au pouvoir, a déclaré ce dimanche qu'il proposerait en tant qu'auteur principal une révision des lois sur la protection de l'information et les violences sexuelles afin de sanctionner tous ceux qui rejoignent les salles de chat en ligne pour voir des photos et vidéos d'actes sexuels forcés.

Selon la proposition, tous ceux qui sont impliqués dans un crime sexuel organisé dans l'espace virtuel peuvent être inculpés en tant que membre de l'organisation, ce qui permettrait de punir toute personne se joignant à de tels salons de discussion en ligne, même s'ils ne produisent pas activement de contenus.

Les gens qui regardent ou détiennent sciemment des contenus illégaux réalisés par la force ou par le chantage seront également jugés comme des délinquants sexuels et condamnés à une peine de prison de trois ans maximum ou à une amende pouvant aller jusqu'à 30 millions de wons (24.600 dollars), a déclaré Park.

La proposition intervient sur fond de colère du public à propos d'une affaire connue sous le nom de «Nth room case» dans laquelle le principal suspect, Cho Ju-bin, aurait attiré et menacé des victimes, y compris des filles mineures, pour des actes sexuels humiliants, et distribué ensuite des photos et vidéos à travers l'application de chat Telegram.

Le nombre exact de personnes qui ont participé aux salons de discussion reste incertain, mais certaines organisations de défense des droits des femmes affirment qu'il pourrait atteindre 260.000, y compris celles qui ont rejoint plusieurs groupes de chat.

«Le plus important est de couper le lien entre la production, la distribution, le chantage, la consommation et l'industrie des contenus numériques sur les crimes sexuels», a déclaré Park. «Les producteurs, les distributeurs et les consommateurs devraient tous être considérés comme faisant partie d'un réseau criminel et être sanctionnés en conséquence.»

Les députés cherchent des sanctions plus sévères pour les délinquants sexuels en ligne - 2

eloise@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page