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L'indiscipline des entrants de l'étranger entrave la distanciation sociale

Actualités 30.03.2020 à 19h58

SEOUL, 30 mars (Yonhap) -- Les personnes qui ignorent les règles d'auto-quarantaine après être arrivées de l'étranger entravent les efforts de la Corée du Sud pour contenir les infections importées de nouveau coronavirus (Covid-19).

Les personnes arrivant par avion d'Europe et des Etats-Unis sont désormais tenues de s'isoler pendant 14 jours, le gouvernement prévoyant de rendre une quarantaine de deux jours obligatoire pour tous les arrivants de l'étranger à partir du 1er avril.

De nombreuses personnes ont toutefois enfreint ces règles, augmentant les risques de transmission communautaire du Covid-19. Certains sont sortis pour rencontrer des amis, faire du shopping, manger, visiter des lieux de divertissement et même se rendre dans d'autres villes.

Le nombre total d'infections au coronavirus dans le pays a augmenté de 78 lundi pour atteindre 9.661, dont 29 cas importés. Dimanche, les infections importées ont représenté 41 des 146 nouveaux cas quotidiens. Le total cumulé des cas importés est passé à 441.

Un Britannique d'une trentaine d'années, qui est resté à Suwon, au sud de Séoul, s'est rendu dans trois autres villes sans porter de masque pendant cinq jours et a été en contact avec 23 personnes. Il a été testé positif au coronavirus mardi dernier.

L'homme aurait été prié de s'isoler pendant deux semaines après avoir toussé à son arrivée à l'aéroport international d'Incheon, à l'ouest de Séoul, en provenance de Thaïlande, le 20 mars dernier.

Il s'est fait testé au coronavirus dans un centre de santé à Suwon lundi dernier. En violation des règles de quarantaine, il s'est rendu dans une installation sportive en salle après le test, en plus de ses précédentes visites dans des lieux publics à Séoul et dans des villes voisines, ont déclaré des responsables de la ville de Suwon.

De nombreuses personnes ont demandé via le site web de la mairie de Suwon que l'homme soit sévèrement puni.

«L'homme britannique se déplaçait dans son quartier sans porter de masque, malgré les symptômes, le test de coronavirus et les recommandations d'auto-isolement. Un tel acte ne devrait pas être pardonné», a écrit une personne.

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Le maire de Suwon, Yeom Tae-young, s'est engagé à tenir le Britannique pour responsable. Le ministère de la Justice a lancé une enquête pour déterminer s'il a enfreint la loi sur le contrôle et la prévention des maladies infectieuses. Suivant les résultats de l'enquête, le ressortissant britannique pourrait être expulsé ou faire l'objet d'une demande de dommages et intérêts, ont déclaré les responsables gouvernementaux.

De nombreux étudiants sud-coréens sont rentrés chez eux d'Europe et des Etats-Unis pour éviter la propagation rapide du Covid-19 dans ces régions et certains d'entre eux ont enfreint les règles de distanciation sociale en vigueur.

L'un des cas les plus flagrants concerne une étudiante sud-coréenne récemment revenue des Etats-Unis. Il a été révélé qu'elle a voyagé sur l'île de Jeju pendant cinq jours en dépit de symptômes respiratoires et au mépris de la recommandation d'auto-quarantaine du gouvernement avant d'être testée positive au coronavirus à Séoul.

L'étudiante, âgée de 19 ans, qui fréquente une université de Boston et vit dans le district de Gangnam, dans le sud de Séoul, est rentrée en Corée du Sud le 15 mars. Au lieu de rester chez elle en isolement comme le recommandent les autorités, elle s'est rendue à Jeju avec sa mère du 20 au 24 mars. Le 25 mars, les deux femmes ont été testées positives au coronavirus à Séoul.

L'étudiante aurait eu des frissons, des douleurs musculaires et un mal de gorge le premier jour de son voyage à Jeju. Elle s'est rendue à l'hôpital en raison de ces symptômes le 23 mars, mais a poursuivi son voyage malgré tout.

Par la suite, 28 commerces fréquentés par le duo, dont un hôtel, un supermarché, une agence de location de voitures et des restaurants, ont été temporairement fermés et 70 personnes qui auraient été en contact avec elles ont reçu l'ordre de s'isoler.

Le gouverneur de Jeju, Won Hee-ryong, a déclaré que son gouvernement chercherait à déposer une plainte pénale contre les deux femmes et à engager une action civile pour réclamer plus de 100 millions de wons (81.500 dollars) de dommages subis par les entreprises et les habitants.

Lundi, le gouvernement provincial de Jeju, deux entreprises et deux résidents de Jeju, qui sont maintenant en isolement, ont déposé une plainte civile conjointe auprès du tribunal de district de Jeju, demandant aux deux femmes de Séoul de payer 132 millions de wons en compensation.

«L'étudiante et sa mère ont voyagé à Jeju malgré le fait qu'elles aient reconnu les symptômes dès le premier jour de leur voyage», a déclaré Won lors d'un point de presse, s'attendant à ce que le nombre de plaignants augmente.

«Tout comportement éhonté qui perturbe le travail du personnel médical, les efforts des responsables de la quarantaine et la campagne nationale de distanciation sociale devrait prendre fin. Par ce procès, nous voulons tirer la sonnette d'alarme», a déclaré le gouverneur.

Won a également menacé de lancer des poursuites pénales contre les femmes si elles ont fait de fausses déclarations sur leur itinéraire de voyage ou si une transmission communautaire se produit sur l'île à cause d'elles.

Selon les autorités, de nombreux cas d'étudiants ne respectant pas les règles d'auto-quarantaine existent.

Un étudiant coréen, qui est rentré de Grande-Bretagne le 19 mars, s'est rendu dans deux restaurants à Pyeongchang, à l'est de Séoul dans la province du Gangwon, avant d'être testé positif au Covid-19 jeudi. L'étudiant se serait rendu à Pyeongchang pour s'isoler dans un appartement de cette ville.

Une étudiante de 19 ans, qui est rentrée chez elle dans le quartier de Gangnam à Séoul le 17 mars après la fermeture de son université dans l'Etat de New York, a visité de nombreux lieux publics dans son quartier, dont un café, une épicerie, un parc, une boutique de bandes dessinées, une pharmacie et un restaurant, avant que son infection ne soit confirmée mercredi.

«Les étudiants qui étudient à l'étranger semblent avoir une forte tendance individualiste. Le pays tout entier pratique maintenant la distanciation sociale pour enrayer l'épidémie de coronavirus, mais les étudiants qui reviennent de l'étranger semblent prendre la situation trop à la légère. Nous sommes en colère face à leur individualisme», a déclaré un habitant de Gangnam.

Le Siège central des contre-mesures de sécurité et de lutte contre les catastrophes a déclaré la semaine dernière que tout étranger quittant son lieu d'isolement sans autorisation sera expulsé du pays. Les contrevenants aux règles de quarantaine pourraient se voir infliger une amende allant jusqu'à 10 millions de wons ou être emprisonnés pour une durée maximale d'un an en vertu de la loi sur le contrôle et la prévention des maladies infectieuses, en plus de la perte d'une subvention de congé totalisant 1,23 million de wons dans le cas d'un ménage de quatre personnes.

Le gouvernement métropolitain de Séoul et d'autres gouvernements locaux ont aussi menacé d'engager des poursuites judiciaires contre les contrevenants à l'auto-quarantaine.

mathieu@yna.co.kr

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