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Affaire «Baksabang» : un présumé coopérateur mineur exposé au public avant son transfert au Parquet

Actualités 17.04.2020 à 11h08
Kang Hun, âgé de 18 ans et accusé d'être un coopérateur du réseau de vidéos sexuelles sur le service de messagerie Telegram, est transféré le vendredi 17 avril 2020 au Parquet depuis le commissariat de police de Jongno, dans le centre de Séoul.

SEOUL, 17 avr. (Yonhap) -- Kang Hun, âgé de 18 ans et accusé d'être un coopérateur du réseau de vidéos sexuelles sur le service de messagerie Telegram, a été présenté devant les caméras de presse ce vendredi avant son transfert au Parquet depuis une cellule de détention provisoire du commissariat de police de Jongno, dans le centre de Séoul.

Placé en détention provisoire le 9 avril dernier, il est accusé d'avoir violé la loi visant à protéger les enfants et adolescents des infractions sexuelles.

«Je suis désolé. Je m'excuse sincèrement», a déclaré Kang devant les journalistes qui l'attendaient devant le commissariat. Il n'a toutefois pas répondu aux questions de savoir s'il reconnaît ou non les charges portées contre lui et s'il trouve injuste la divulgation de son identité.

C'est la première fois en Corée du Sud que la police décide de rendre publique l'identité d'un suspect mineur.

L'Agence de la police de Séoul (SMPA) avait décidé hier de divulguer l'identité du suspect, à savoir le nom, l'âge et le visage, à l'issue d'une réunion d'un panel de sept membres comprenant un expert juridique, un professeur d'université, un psychiatre et un psychologue.

«La police est arrivée à la conclusion que la divulgation du nom, de l'âge et du visage du suspect est dans l'intérêt public pour ce qui est du droit de savoir des personnes et de la prévention de crimes similaires», avait déclaré le panel.

Kang avait de son côté demandé hier après-midi une injonction pour l'annulation de cette décision et l'arrêt de son exécution auprès de la Cour administrative de Séoul mais celle-ci a rejeté sa demande.

Le tribunal a reconnu la nécessité de révéler l'identité du suspect, l'intérêt public prévalant largement sur l'intérêt personnel tel que l'honneur et l'avenir de Kang encore mineur.

«Les actes de Kang, les préjudices extrêmes qu'ils ont causés sur les victimes, le degré de possibilité de blâme de ces actes et la nécessité de prévenir les actes criminels du même type dans la société sont importants», a déclaré le tribunal.

«Les actes de Kang non seulement portent sur un crime grave hautement nuisible socialement mais sont aussi d'un caractère extraordinaire sur les plans social et culturel», a-t-il aussi souligné.

Né en 2001, Kang est toujours mineur mais n'est toutefois plus adolescent selon la loi sur la protection des adolescents comme il va avoir 19 ans cette année.

Kang est soupçonné d'avoir participé à la gestion du salon de discussion «Baksabang» sur Telegram, qui permettait aux membres payants de visionner des photos et des vidéos prises illégalement d'actes sexuels violents impliquant des filles mineures.

Cho Ju-bin, 24 ans, le fondateur de Baksabang a été inculpé pour avoir fait chanter des femmes afin qu'elles fournissent des vidéos sexuelles pour le salon.

La police accuse Kang d'avoir recruté et géré des membres de Baksabang et d'avoir transféré à Cho des gains illégaux provenant du salon de discussion. Il était lycéen l'année dernière lorsqu'il aurait travaillé pour Cho.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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