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Le ministre de l'Unification veut un dispositif intercoréen de réponse aux maladies infectieuses

Corée du Nord 07.05.2020 à 16h42

SEOUL, 07 mai (Yonhap) -- La Corée du Sud et la Corée du Nord doivent lancer un système conjoint de réponse aux maladies infectieuses dans le cadre des efforts pour mieux surmonter les menaces croissantes des pandémies mondiales, telles que le nouveau coronavirus (Covid-19), a déclaré ce jeudi le ministre de l'Unification Kim Yeon-chul.

Lors d'un point de presse, Kim a également noté qu'une telle coopération était l'un des divers moyens possibles que le gouvernement envisage pour faire avancer les relations intercoréennes presque bloquées en stimulant les échanges dans les domaines ne faisant pas l'objet des sanctions internationales.

«Au cours des 100 derniers jours, le coronavirus a affecté non seulement notre vie mais aussi les relations intercoréennes de diverses manières.»

«La propagation du nouveau coronavirus et les différentes catastrophes naturelles sont considérées comme des menaces sécuritaires non conventionnelles, et c'est la tâche du ministère de l'Unification de traiter ces menaces.»

«Nous menons des préparatifs de différentes manières, mais le plus important, il semble que c'est d'établir un système conjoint de réponse (avec le Nord) aux maladies infectieuses dans une perspective de santé publique», a-t-il été ajouté.

Kim a souhaité qu'à travers un tel dispositif commun de réponse, les deux Corées puissent partager des informations concernant les maladies infectieuses et établir des mesures préventives.

La Corée du Sud a rapporté plus de 10.000 infections au Covid-19 depuis son premier cas rapporté le 20 janvier, mais la propagation a ralenti au cours des dernières semaines.

La Corée du Nord revendique qu'aucun cas d'infection n'a été rapporté sur son territoire, mais elle a pris des mesures rapides et drastiques en fermant ses frontières et en durcissant les critères de quarantaine.

La Corée du Sud explore des moyens de relancer les relations intercoréennes, dans l'impasse, à travers des efforts conjoints contre les maladies infectieuses, comme un travail conjoint dans les domaines humanitaires qui ne font pas l'objet des sanctions.

Le Nord, cependant, n'a pas répondu aux propositions du Sud sur la coopération transfrontalière depuis le sommet sans accord avec les Etats-Unis en février 2019.

Pyongyang a également critiqué Séoul pour traîner les pieds dans les relations intercoréennes de peur de violer les sanctions dirigées par les Etats-Unis.

Le ministre de l'Unification a exprimé sa conviction que la coopération dans le domaine de la santé publique ne serait pas entravée par les sanctions internationales, en disant qu'un environnement favorable semble avoir été créé dans le processus de lutte contre le Covid-19.

«La position de base des Nations unies (ONU) est que les sanctions ne doivent pas être considérées comme une entrave au processus de lutte contre la crise de coronavirus», a déclaré Kim.

Ce dernier a reconnu que toutes les choses dépendent de la réaction de la Corée du Nord et elles seront possibles si la menace de coronavirus disparaît complètement.

«Après tout, les intentions unilatérales ne sont pas suffisantes pour commencer la coopération», a-t-il dit. «Je pense que nous avons besoin d'attendre encore un peu plus (pour avoir une réponse du Nord).»

Par ailleurs, Kim a indiqué que le gouvernement projetait de reprendre le programme touristique au village de la trêve de Panmunjom en juin après la suspension en octobre dernier à cause de l'épidémie de peste porcine africaine (PPA) le long de la frontière intercoréenne.

«Je pense que (les visites) pourront reprendre en juin, d'abord avec des petits groupes sur une base temporaire», selon Kim.

Le ministre de l'Unification Kim Yeon-chul prend la parole lors d'une rencontre avec des journalistes au complexe gouvernemental à Séoul le jeudi 7 avril 2020.
Le ministre de l'Unification Kim Yeon-chul prend la parole lors d'une rencontre avec des journalistes au complexe gouvernemental à Séoul le jeudi 7 avril 2020.
Des personnes visitent la Zone commune de sécurité (JSA). (Joint Press Corps-Yonhap)

rainmaker0220@yna.co.kr

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