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Dokdo : les revendications territoriales de Tokyo dans son livre diplomatique annuel suscitent l'ire de Séoul

International 19.05.2020 à 13h44

SEOUL, 19 mai (Yonhap) -- Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a convoqué ce mardi un diplomate japonais de haut niveau pour protester après la publication du dernier livre diplomatique annuel de Tokyo contenant ses revendications territoriales répétées sur les îlots sud-coréens de Dokdo.

Kim Jung-han, directrice générale des affaires de l'Asie et du Pacifique au ministère des Affaires étrangères de Séoul, a convoqué Hirohisa Soma, un haut fonctionnaire de l'ambassade du Japon à Séoul, pour exprimer ses regrets sur le contenu du livre et exhorter Tokyo à retirer ses réclamations.

Soma est entré dans le bâtiment du ministère vers 11h du matin, sans répondre aux questions des journalistes.

Dans le Livre bleu 2020 rapporté à son cabinet, Tokyo a insisté sur le fait que Dokdo est un «territoire inhérent du Japon historiquement et par le droit international» et que la Corée du Sud «l'occupe illégalement».

La dernière revendication du Japon sur Dokdo intervient alors que les relations bilatérales restent glaciales après des mois de discorde résultant de problèmes en suspens liés au joug colonial japonais en temps de guerre, y compris la question non résolue de l'indemnisation des victimes sud-coréennes du travail forcé. La Corée du Sud a été sous la domination coloniale du Japon de 1910 à 1945.

Séoul rejette ces affirmations parce que le pays a retrouvé son indépendance vis-à-vis de la domination coloniale japonaise et la souveraineté sur son territoire, y compris Dokdo et de nombreuses autres îles autour de la péninsule coréenne.

Depuis 1954, la Corée du Sud a installé un petit détachement de police à Dokdo.

Hirohisa Soma, un haut fonctionnaire de l'ambassade du Japon à Séoul, entre dans le bâtiment du ministère des Affaires étrangères dans la capitale sud-coréenne, le 19 mai 2020.

as26@yna.co.kr

(FIN)

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