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(LEAD) Dokdo : les revendications territoriales de Tokyo dans son livre diplomatique annuel suscitent l'ire de Séoul

International 19.05.2020 à 16h29

SEOUL, 19 mai (Yonhap) -- Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a convoqué ce mardi un diplomate japonais de haut niveau pour protester après la publication du dernier livre diplomatique annuel de Tokyo contenant ses revendications territoriales répétées sur les îlots sud-coréens de Dokdo.

Kim Jung-han, directeur général des affaires de l'Asie et du Pacifique au ministère des Affaires étrangères de Séoul, a convoqué Hirohisa Soma, un haut fonctionnaire de l'ambassade du Japon à Séoul, pour exprimer ses regrets sur le contenu du livre et exhorter Tokyo à retirer ses allégations.

Soma est entré dans le bâtiment du ministère vers 11h du matin, sans répondre aux questions des journalistes.

Le ministère des Affaires étrangères a exhorté le Japon à retirer ses revendications.

«Nous protestons fermement contre le fait que le Japon a renouvelé ses revendications territoriales injustes envers Dokdo, qui est clairement notre territoire inhérent, historiquement, géographiquement et par le droit international, et nous demandons instamment une rétractation immédiate des revendications», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Kim In-chul, dans un commentaire.

«Nous indiquons une fois de plus clairement que les revendications injustes du gouvernement japonais ne peuvent en aucun cas affecter notre souveraineté sur Dokdo et que nous agirons sévèrement contre toute provocation sur les îlots.» a-t-il ajouté.

Dans le livre, le Japon a argué qu'il est «contraire aux faits» d'utiliser l'expression «esclavage sexuel» lorsqu'il se réfère à des victimes coréennes qui ont été emmenées de force par l'armée japonaise pour travailler dans des bordels de première ligne pendant la Deuxième Guerre mondiale et que la Corée du Sud a accepté de ne pas utiliser l'expression dans un accord conclu en 2015 entre les deux pays pour aborder la question des «femmes de confort».

La dernière revendication du Japon sur Dokdo intervient alors que les relations bilatérales restent glaciales après des mois de discorde résultant de problèmes en suspens liés au joug colonial japonais en temps de guerre, y compris la question non résolue de l'indemnisation des victimes sud-coréennes du travail forcé. La Corée du Sud a été sous la domination coloniale du Japon de 1910 à 1945.

Contrairement aux versions des deux dernières années, le Japon a recommencé à qualifier la Corée du Sud de «voisin important», selon l'agence Kyodo, apparemment pour refléter les remarques du Premier ministre Shinzo Abe décrivant la Corée en tant que telle lors des sessions parlementaires d'octobre dernier et au début de cette année.

Le Japon avait dit partager avec la Corée du Sud des «intérêts stratégiques» dans la version 2017, mais il a omis cette partie au cours des trois dernières années.

Séoul rejette ces affirmations parce que le pays a retrouvé son indépendance vis-à-vis de la domination coloniale japonaise et la souveraineté sur son territoire, y compris Dokdo et de nombreuses autres îles autour de la péninsule coréenne.

Depuis 1954, la Corée du Sud a installé un petit détachement de police à Dokdo.

Hirohisa Soma, un haut fonctionnaire de l'ambassade du Japon à Séoul, entre dans le bâtiment du ministère des Affaires étrangères dans la capitale sud-coréenne, le 19 mai 2020.

as26@yna.co.kr

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