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(4e LD) Coronavirus : 20 nouveaux cas sur fond d'efforts pour maîtriser les infections liées à Itaewon

Actualités 22.05.2020 à 16h18

SEOUL, 22 mai (Yonhap) -- La Corée du Sud a rapporté 20 autres cas de nouveau coronavirus (Covid-19) ce vendredi, alors que les autorités sanitaires s'efforcent de maîtriser les infections de masse liées aux discothèques du quartier d'Itaewon à Séoul.

Les nouveaux cas détectés jeudi ont porté le bilan des infections à 11.142, et le total des décès est resté inchangé à 264, selon les Centres coréens de contrôle et de prévention des maladies (KCDC).

Itaewon a émergé comme un cluster d'infections après qu'un homme de 29 ans a été testé positif au Covid-19 le 6 mai suite à des visites dans des boîtes de nuit du quartier au début du mois de mai. Un total de 215 contaminations ont été liées à ce patient, jusqu'à présent.

Pour éviter une deuxième vague épidémique, les autorités sanitaires ont effectué plus de 77.000 tests de dépistage en lien avec les discothèques d'Itaewon.

La Corée du Sud n'a pas encore identifié l'origine du virus qui a frappé Itaewon bien que les autorités sanitaires supposent qu'il est venu de l'Amérique du Nord ou de l'Europe.

Le nombre de cas importés a augmenté de neuf par rapport à la veille, atteignant 1.200 patients. Les personnes de nationalité sud-coréenne représentaient plus de 88% de ce chiffre.

Le taux de mortalité du Covid-19 en Corée du Sud s'est élevé à 2,37%. Aucune personne âgée de moins de 29 ans n'est décédée du virus dans le pays.

Le total des patients rétablis a atteint 10.162, en hausse de 27 par rapport à la veille. Le dernier bilan montre que plus de 90% des patients ont guéri.

La Corée du Sud a effectué des tests sur 802.418 personnes depuis le 3 janvier, dont 13.734 hier.

Même si les autorités considèrent que les cas liés à Itaewon sont maintenant sous contrôle, elles restent vigilantes quant à d'autres groupes d'infections sporadiques à travers la nation.

«Les cas d'Itaewon n'ont pas mené à une prolifération massive du virus, mais nous avons constaté des infections locales dans la région métropolitaine de Séoul», a déclaré le vice-ministre de la Santé Kim Ganglip, durant un point de presse, en ajoutant que les karaokés, les cybercafés et bars demeurent des endroits vulnérables au virus.

Plus tôt cette semaine, quatre infirmières travaillant au Samsung Medical Center, un des cinq plus grands centres hospitaliers du pays, ont été confirmées comme ayant été infectées par le virus. Les itinéraires des transmissions sont toujours inconnus, mais les autorités ont indiqué qu'elles n'avaient pas trouvé de liens avec les personnes qui se sont rendues dans les clubs d'Itaewon.

Plusieurs dizaines de lycées dans la province du Gyeonggi entourant Séoul et Incheon ont ordonné aux élèves de troisième année de rentrer chez eux ce mercredi. Deux lycéens ont été testés positifs au virus à Incheon et pourraient être liés au cluster d'Itaewon.

Une école professionnelle à Daegu, le premier épicentre de l'épidémie dans le pays, a fermé ses portes après qu'un élève en dernière année, en internat dans l'établissement, a été infecté. Un membre de la famille de ce lycéen a été également infecté, mais les autres élèves et membres du personnel scolaire ont été testés négatifs.

La Corée du Sud a permis aux lycéens de troisième année de retourner à l'école mercredi, après une série de reports de la rentrée scolaire qui devait avoir lieu le 2 mars en raison d'inquiétudes sur la sécurité sanitaire liées à l'épidémie.

De plus, neuf infections ont été signalées dans un restaurant avec buffet à Bucheon, dans la province du Gyeonggi, juste à l'ouest de Séoul.

Les autorités sanitaires ont fait savoir qu'elles travaillaient actuellement à l'établissement de nouvelles directives pour les élèves, alors que la chaleur estivale devrait rendre plus difficile pour eux le port de masque toute la journée.

«La pandémie de Covid-19 ne peut jamais être éradiquée à moins qu'il y ait un vaccin», a ajouté Kim. «Nous continuerons à connaître des infections sporadiques dans différents lieux de notre vie quotidienne.»

Le vice-ministre, cependant, a dit que la Corée du Sud pourrait toutefois contenir la pandémie si la population continuait à suivre les directives sanitaires de base.

La directrice générale des KCDC, Jeong Eun-kyeong, a averti que les Sud-Coréens d'une vingtaine d'années devaient être plus vigilants face à la pandémie de Covid-19, alors que les patients dans ce groupe d'âge sont susceptibles de ne pas manifester de symptômes mais peuvent infecter d'autres tranches d'âge vulnérables.

Plus de 40% des quelque 335 cas de virus rapportés depuis le 6 mai concernent des patients d'une vingtaine d'années, selon les autorités sanitaires.

«Nous constatons que la pandémie de Covid-19 a provoqué un stress important chez les jeunes sud-coréens, qui font face à des difficultés dans la poursuite de leurs études et recherches d'emplois dans un contexte de plan de distanciation sociale», a souligné Jeong. «Cependant, il est important que les jeunes prennent en considération la sécurité de leur communauté», a-t-elle rappelé.

Des bénévoles sanitaires désinfectent une rue d'Itaewon, dans l'arrondissement de Yongsan, le mardi 12 mai 2020.
La directrice générale des Centres coréens de contrôle et de prévention des maladies (KCDC) Jeong Eun-kyeong. (Photo d'archives Yonhap)
Un officiel sanitaire mène une opération de désinfection dans un commissariat de police situé à Gwangju, le vendredi 22 mai 2020, après qu'un suspect a montré des symptômes de Covid-19.

rainmaker0220@yna.co.kr

(FIN)

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