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(4e LD) Coronavirus : les cas liés à des rassemblements religieux renforcent les craintes d'une nouvelle vague

National 03.06.2020 à 16h31

SEOUL, 03 juin (Yonhap) -- Le nombre de cas additionnels de nouveau coronavirus (Covid-19) a rebondi ce mercredi en Corée du Sud alors que les infections liées à des rassemblements religieux dans la zone métropolitaine de Séoul continuent à se multiplier.

Le pays a ajouté 49 cas de nouveau coronavirus, dont 46 infections locales, portant le nombre total à 11.590, selon les Centres coréens pour le contrôle et la prévention des maladies (KCDC).

Tous les cas, sauf un, ont été décelés dans la région de la capitale, qui abrite la moitié des 50 millions d'habitants du pays, suscitant des inquiétudes selon lesquelles une nouvelle vague d'infections au Covid-19 pourrait se produire.

«Nous exhortons les habitants de la zone métropolitaine de Séoul à s'abstenir de participer à des rassemblements et événements jusqu'à la fin du week-end et notamment à éviter de se rendre dans les restaurants, les cybercafés et les instituts privés», a déclaré le vice-ministre de la Santé et des Affaires sociales, Kim Ganglip, lors d'un point de presse.

Une enseignante portant des gants distribuent des notices écrites à des élèves dans un lycée à Gwacheon, juste au sud de Séoul, le mercredi 3 juin 2020.

Le nombre quotidien de nouvelles infections a ralenti malgré une fluctuation depuis qu'il a atteint la semaine dernière 79, le niveau le plus élevé en deux mois.

Le chiffre est resté inférieur à 40 ces quatre derniers jours. Un nombre de cas supérieur à 50 signifierait que la Corée du Sud devra considérer sérieusement un retour à la distanciation sociale stricte et une nouvelle fermeture des écoles et des établissements publics à travers le pays.

Les transmissions liées à des lieux de culte à Séoul et dans ses environs constituent une nouvelle source d'inquiétudes pour les autorités sanitaires.

Après que le pays a allégé les directives de distanciation sociale au début de mai, il a rapporté plus de 100 cas dans des temples protestants. Presque la moitié d'entre eux ont été rapportés dans la zone de métropolitaine de Séoul.

Mercredi, le nombre de cas liés à 23 petits temples à Incheon et dans la province du Gyeonggi, s'est élevé à 55, 10 de plus que la veille, selon les KCDC.

Depuis le 6 mai, la Corée du Sud met en œuvre le régime de «quarantaine dans la vie quotidienne» visant à normaliser la plupart des activités quotidiennes selon les mesures de quarantaine de base.

L'allégement de la distanciation sociale est toutefois en péril, car des infections de masse parmi des clubbeurs, au centre de Séoul, sont apparues au début du mois dernier. Plus récemment, les contaminations liées à un centre logistique constituent une tâche difficile à résoudre pour les autorités sanitaires.

Suite au bond des nouvelles infections liées à des discothèques et au centre de distribution, juste à l'ouest de Séoul, la Corée du Sud cherche à renforcer les mesures de quarantaine à Séoul et dans sa région.

Les autorités sanitaires ont averti que les citoyens seraient obligés de revenir au régime de distanciation sociale stricte si elles échouent à contrôler la propagation du virus avant le 14 juin.

Des bénévoles préparent des paquets alimentaires pour des ménages défavorisées sur fond de pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19) dans un bureau de la Croix-Rouge sud-coréenne à Séoul, le mercredi 3 juin 2020.

Jusqu'à mercredi, un total de 272 infections avaient un lien avec des clubbeurs d'Itaewon et 119 cas avec l'entrepôt géré par le géant de l'e-commerce Coupang.

«Nous étudions actuellement si les infections dans des établissements religieux sont liées à d'autres cas groupés», a indiqué la directrice générale des KCDC, Jeong Eun-kyeong, durant une autre conférence de presse. «Nous pensons toutefois que les infections de masse (à Itaewon et dans l'entrepôt) ont eu lieu dans ces établissements à travers des patients montrant des symptômes bénins.»

Les autorités sanitaires ont aussi établi des directives pour les établissements commerciaux concernant les activités de loisirs avant les vacances d'été, y compris les parcs d'attractions, en conseillant à tous les visiteurs d'apporter leurs propres serviettes et maillots de bain et de maintenir une distance de sécurité de deux mètres avec les autres personnes.

Les infections sporadiques mettent également les autorités sanitaires à l'épreuve alors que plus d'élèves sont retournés à l'école.

Les élèves ont fait leur retour dans les salles de classe de manière progressive depuis la fin du mois dernier, même si certaines écoles, dont la plupart se situent dans la zone métropolitaine de Séoul, ont été forcées de reporter la rentrée à cause d'infections locales.

Ce mercredi, les élèves en première année de lycée, en deuxième année de collège et d'autres écoliers sont retournés dans leurs salles de classe.

Quand la troisième phase de réouverture d'écoles sera achevée, 4,59 millions, ou près de 77% de tous les élèves sud-coréens assisteront aux cours en personne.

Cependant, les écoles devront continuer à respecter les mesures de prévention, avec des déjeuners respectant les distances de sécurité, la présence d'élèves à tour de rôle, la réduction de la durée des cours et une combinaison de cours en ligne et hors ligne.

«Même si des cas de virus ont été rapportés dans certaines écoles, ils n'ont pas causé d'autres infections de masse dans les écoles», a souligné Kim. «Etant donné que nous respectons strictement les mesures sanitaires, la troisième phase de réouverture des écoles peut se dérouler sans problèmes.»

Le pays a ajouté un autre décès, alourdissant le bilan de cas mortels à 273. Le taux de mortalité est de 2,36%.

Le nombre cumulé de cas importés est de 1.269, en hausse de trois par rapport à la veille.

Le nombre total de personnes ayant quitté l'hôpital après un rétablissement complet a atteint 10.467, soit 21 de plus que la veille. Environ 90% des patients locaux atteints du Covid-19 ont guéri.

La Corée du Sud a effectué 956.852 tests de dépistage depuis le 3 janvier, dont 17.011 hier. Le pays a rapporté son premier cas impliquant une Chinoise le 20 janvier.

Des employés travaillent dans un bureau, au centre de Séoul, le mercredi 3 juin 2020, alors que leurs bureaux sont séparés par des écrans de protection.

Les autorités sanitaires ont déclaré qu'elles poursuivraient des efforts pour promouvoir la mise en œuvre de registres basés sur le code Quick Response (QR) dans les installations susceptibles d'être touchées par les infections dans le but de tracer les clients.

Les visiteurs dans les établissements de divertissement sont invités à télécharger un code QR à usage unique via des applications mobiles et à le présenter aux responsables de telles d'installations avant leur entrée. Les managers de ces établissements scannent ensuite le code et l'enregistrent dans un registre numérique.

«En termes de vie privée, nous pensons que cette mesure est plus sûre que vérifier la carte d'identité des clients et écrire leurs coordonnées», a expliqué Kim. «Les informations collectées seront détruites après une certaine période.»

Le ministère de la Sécurité des denrées alimentaires et des médicaments a reconnu le Remdesivir comme un médicament utilisable contre le nouveau coronavirus, ouvrant la voie pour la première fois au nouveau médicament.

Par ailleurs, deux anciens cas suspects de syndrome multi-inflammatoire chez les enfants (MIS-C) ont été confirmés comme la maladie de Kawasaki, ont annoncé les autorités sanitaires. Le MIS-C a commencé à être rapporté en Europe et aux Etats-Unis en avril.

La Corée du Sud a fait savoir qu'elle examinait actuellement un autre cas suspect de MIS-C, accompagné d'une inflammation de vaisseaux sanguins, d'un gonflement des mains et des pieds et de vomissements, des symptômes similaires à ceux de la maladie de Kawasaki.

mjp@yna.co.kr

(FIN)

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