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Samsung nie l'implication de son héritier dans la fusion controversée de ses filiales

Economie 05.06.2020 à 19h38

SEOUL, 05 juin (Yonhap) -- Le groupe Samsung a réfuté ce vendredi les allégations selon lesquelles son héritier aurait été impliqué dans une fusion controversée de deux unités du groupe il y a quelques années, affirmant qu'il n'a joué aucun rôle dans le processus de prise de décision.

Dans une déclaration, le plus grand conglomérat sud-coréen a fermement nié l'implication présumée du vice-président de Samsung Electronics, Lee Jae-yong, dans la fusion des filiales Samsung C&T Corp. et Cheil Industries Inc. en 2015.

«Les allégations selon lesquelles Lee aurait procédé à la manipulation du prix des actions sont sans fondement», a déclaré le groupe dans un communiqué.

La déclaration de Samsung survient un jour après que les procureurs ont demandé un mandat d'arrêt contre Lee pour son rôle dans la fusion de 2015, qui aurait eu pour but de faciliter sa succession.

Les procureurs soupçonnent Lee et la direction du groupe d'avoir délibérément cherché à réduire la valeur de Samsung C&T avant sa fusion avec Cheil Industries, afin de faciliter la passation de pouvoir entre Lee Kun-hee, le père malade de Lee, et Lee.

Lee Jae-yong était alors le principal actionnaire de Cheil Industries, une filiale qui produit des textiles, des produits chimiques et des matériaux chimiques utilisés dans l'électronique, avec une participation de 23,2%. Une baisse de la valeur de Samsung C&T offrait un ratio de fusion avantageux à l'héritier de Samsung.

Samsung a aussi démenti les soupçons selon lesquels Samsung C&T aurait délibérément annoncé tardivement une opération de construction à l'étranger pour ralentir l'augmentation de la valeur de son action.

Un tribunal de Séoul tiendra une audience lundi pour décider s'il y a lieu d'émettre un mandat d'arrêt contre Lee. Une décision devrait être rendue tard dans la nuit lundi ou tôt mardi.

Si le mandat est approuvé, ce sera la première fois depuis 2017 que Lee sera arrêté sur la base d'accusations criminelles.

Lee a été arrêté en février 2017 pour avoir prétendument offert des pots-de-vin à une confidente de l'ancienne présidente Park Geun-hye. Il a été condamné à cinq ans de prison mais a été libéré un an plus tard après que la Haute Cour de Séoul a réduit la peine à deux ans et demi, avec un sursis de quatre ans.

Lee Jae-yong, vice-président de Samsung Electronics, lors d'une conférence de presse à Séoul le 6 mai 2020.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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