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(3e LD) Le Nord ne répond plus aux appels téléphoniques du Sud

Actualités 09.06.2020 à 10h26

SEOUL, 09 juin (Yonhap) -- La Corée du Nord n'a pas répondu mardi matin à un appel téléphonique de liaison de la Corée du Sud après avoir annoncé la coupure de toutes les lignes de communication plus tard dans la journée en raison de l'échec de Séoul à empêcher des transfuges d'envoyer des tracts anti-Pyongyang vers le pays communiste.

«Le bureau de liaison a essayé d'appeler la Corée du Nord ce matin mais le Nord n'a pas répondu», a déclaré ce mardi le ministère de l'Unification.

La Corée du Nord n'a pas répondu non plus aux appels effectués sur les hotlines militaires intercoréennes, selon le ministère de la Défense.

Plus tôt dans la journée, le Nord a déclaré qu'il couperait toutes les lignes de communication avec le Sud à midi, en accusant Séoul d'avoir fermé les yeux sur des transfuges nord-coréens qui envoient des prospectus de propagande critiquant le leadership de Pyongyang.

Le Nord a dit également qu'il traiterait le Sud comme un «ennemi».

Cette décision est survenue plusieurs jours après que la Corée du Nord a menacé de fermer le bureau de liaison intercoréen et d'arrêter complètement d'autres grands programmes transfrontaliers en décrivant les envois de prospectus comme un acte hostile qui viole la série d'accords de paix entre les deux parties.

«Les déchets dégoûtants ont commis des actes hostiles contre la RPDC (République populaire démocratique de Corée) en profitant de l'attitude irresponsable des autorités sud-coréennes avec leur connivence. Ils ont osé dégrader la dignité de notre leadership suprême», a déclaré l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

«Concernant la question de la dignité de notre leadership suprême, il ne peut pas y avoir d'excuses, ni d'opportunités. Ils doivent payer beaucoup pour cela», a-t-elle souligné.

La KCNA a aussi indiqué que le Nord «a abouti à une conclusion selon laquelle il n'y a plus lieu d'avoir de discussions en tête à tête avec les autorités sud-coréennes et il n'y a plus de sujets à traiter avec eux, car ils nous ont déçus».

«Par conséquent, les domaines concernés de notre partie couperont et fermeront complètement» toutes les lignes de communication avec le Sud à midi ce mardi, y compris les hotlines entre le Parti du travail au pouvoir du Nord et le bureau présidentiel sud-coréen Cheong Wa Dae, ainsi que la ligne de liaison et les lignes de communication militaires, a précisé la KCNA.

Cette capture d'écran du Rodong Sinmun de la Corée du Nord montre des étudiants de l'université technologique Kimchaek en train de critiquer les transfuges nord-coréens. (Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

Ces décisions ont été prises lors d'une réunion à laquelle ont participé Kim Yo-jong, la sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, et Kim Yong-chol, vice-président du Comité central du Parti du travail, selon la KCNA.

Durant la réunion, ils «ont souligné que les projets avec la Corée du Sud devaient se transformer en ceux contre l'ennemi» et ont discuté de «plans progressifs» pour cette transition «afin que les traîtres et les déchets paient pour leurs crimes».

La KCNA a noté que la coupure de toutes les lignes de communication serait «la première étape de la résolution visant à supprimer complètement les moyens de contact avec la Corée du Sud et abandonner les choses inutiles».

Le Nord proteste avec véhémence contre les prospectus de propagande depuis la semaine dernière.

Vendredi, le département du Front uni, chargé des affaires intercoréennes, a publié un communiqué indiquant qu'il fermera le bureau de liaison à la ville frontalière nord-coréenne de Kaesong dans le cadre de la première de plusieurs séries de mesures que la sœur du dirigeant Kim Jong-un a menacé de prendre à moins que Séoul n'arrête les envois de tracts.

La sœur du dirigeant a aussi averti de démanteler le parc industriel fermé actuellement à Kaesong et de renoncer à l'accord signé en 2018 pour réduire les tensions militaires et arrêter tous les actes hostiles le long de la frontière.

La Corée du Nord a dit qu'elle mettrait ces menaces à exécution même si la Corée du Sud a promis de prendre des mesures législatives pour sanctionner ces activités. Le Nord a ensuite tourné en dérision cette décision envisagée par Séoul en parlant d'«excuses un peu plus avancées».

Les lignes de communication que le Nord veut couper complètement ont été installées sur fond d'atmosphère apaisée après que le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen ont tenu trois sommets en 2018.

Les relations intercoréennes demeurent refroidies depuis le sommet infructueux en février de l'année dernière. Pyongyang reste réticent devant les offres de la Corée du Sud pour des discussions et coopérations dans un contexte de suspension des négociations sur la dénucléarisation entre Pyongyang et Washington.

mjp@yna.co.kr

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