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(LEAD) Le ministère de l'Unification va déposer une plainte contre les transfuges envoyant des tracts

Actualités 10.06.2020 à 19h05
Fighters for Free North Korea et d'autres groupes de transfuges nord-coréens lancent le 2 avril 2016 des ballons contenant des tracts anti-Pyongyang du village de Paju, juste au sud de la frontière intercoréenne.

SEOUL, 10 juin (Yonhap) -- Le ministère de l'Unification a déclaré ce mercredi qu'il déposerait une plainte auprès de la police contre deux groupes de transfuges nord-coréens pour avoir envoyé des tracts anti-Pyongyang vers la Corée du Nord, un jour après que le Nord a coupé toutes les lignes de communication intercoréennes à cause de ces prospectus.

Le ministère a indiqué qu'il prendrait des actions pour annuler les licences de Fighters for Free North Korea et Keunsaem. Il les accuse d'avoir mis en danger la sécurité de ceux qui habitent dans les régions frontalières en envoyant des tracts vers le Nord.

«Ils ont nuit à l'intérêt général en accentuant les tensions entre le Sud et le Nord et en violant complètement les accords conclus par les dirigeants des deux Corées, et ont aussi mis en danger la vie et la sécurité des habitants dans les régions frontalières», a précisé le ministère dans un communiqué de presse.

Le ministère a indiqué que l'envoi des prospectus par ces deux groupes constitue une violation à la loi sur la coopération et les échanges intercoréens qui interdit d'envoyer des produits en Corée du Nord sans autorisation du gouvernement.

Des groupes de transfuges nord-coréens et d'autres activistes envoient occasionnellement un grand nombre de prospectus qui contiennent des messages très critiques à l'égard du régime et de son chef, Kim Jong-un, ainsi que des billets d'un dollar et des clés USB à l'intention des Nord-Coréens.

Le gouvernement a conseillé de ne pas envoyer ces tracts, en raison des préoccupations sur la sécurité des habitants dans les régions où des ballons sont lancés parce que le Nord pourrait effectuer en représailles une action militaire contre ces régions.

Les groupes de transfuges nord-coréens ont ignoré cet appel, insistant sur leur droit à la liberté d'expression.

Des responsables du ministère de l'Unification ont déclaré ce mercredi, citant une décision de la Cour suprême prononcée en 2016, que la liberté d'expression n'est pas illimitée et peut être restreinte si elle met clairement en danger la vie de la population.

La décision du ministère de prendre une action légale est survenue un jour après que la Corée du Nord a annoncé qu'elle traiterait le Sud comme un «ennemi» et couperait toutes les lignes de communication intercoréennes à cause des prospectus envoyés par des transfuges à travers la frontière.

La décision fait aussi suite à la menace répétée de Pyongyang la semaine dernière de fermer le bureau de liaison intercoréen et d'arrêter tous les autres grands programmes intercoréens, dénonçant l'envoi des prospectus comme un acte hostile qui enfreint les accords de paix entre les deux parties.

La Corée du Sud a promis de prendre des mesures juridiques afin d'empêcher les activistes d'envoyer les prospectus mais le Nord s'est moqué de la démarche de Séoul en la décrivant comme tardive.

Les deux groupes de transfuges nord-coréens figurent parmi les groupes les plus actifs concernant l'envoi de tracts portant des messages critiquant le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et son régime.

A la fin du mois de mai, Fighters for Free North Korea a envoyé près de 500.000 prospectus anti-Pyongyang vers le Nord via ces ballons. Le groupe envisage d'envoyer près d'un million de tracts de l'autre côté de la frontière le 25 juin, le 70e anniversaire du début de la guerre de Corée (1950-1953).

Plus tôt cette semaine, Keunsaem, avec Fighters for Free North Korea, a aussi tenté d'envoyer en Corée du Nord des bouteilles plastiques contenant du riz mais n'a pas pu le faire suite à la vive opposition des habitants de la région frontalière.

La semaine dernière, une association des maires des villes fontalières a appelé le ministère de l'Unification à proposer des réglementations plus strictes pour stopper ces envois, en disant que cela «détruit les rêves du peuple des zones frontalières de vivre en sécurité et en paix, sans aucune tension».

mjp@yna.co.kr

eloise@yna.co.kr

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