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La sœur de Kim Jong-un menace de prendre «une action de la prochaine étape» contre la Corée du Sud

Actualités 13.06.2020 à 23h30
Kim Yo-jong, la sœur du leader nord-coréen Kim Jong-un.
Sur cette photo prise le 2 avril 2016, des membres de Fighters for Free North Korea, une association de transfuges nord-coréens, envoient des ballons contenant des prospectus anti-nord-coréens à travers la frontière depuis la ville frontalière sud-coréenne de Paju.

SEOUL, 13 juin (Yonhap) -- La Corée du Nord prendra «une action de la prochaine étape» contre la Corée du Sud pour «la trahison et les crimes» de Séoul contre le pays communiste, a averti ce samedi Kim Yo-jong, la sœur cadette du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, en ajoutant que son armée se verra désormais confier la planification et l'exécution de toute action nécessaire.

«Je sens qu'il est temps de rompre pour de bon avec les autorités sud-coréennes. Nous prendrons bientôt une action de la prochaine étape», a déclaré Kim Yo-jong, première vice-directrice du Comité central du Parti du travail du Nord, selon l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

«En exerçant mon autorité attribuée par le dirigeant suprême, notre Parti et l'Etat, j'ai donné une instruction au département en charge des affaires liées à l'ennemi pour mettre en œuvre résolument une action de la prochaine étape», a-t-il été dit dans le communiqué.

Elle a ajouté que «le droit de prendre une action prochaine contre l'ennemi sera confié au chef d'état-major général de notre armée».

La déclaration est intervenue près d'une semaine après que Kim Yo-jong a menacé de couper toute communication avec la Corée du Sud et de rendre caduc l'accord militaire destiné à réduire les tensions entre les deux Corées à cause de groupes d'activistes sud-coréens et de transfuges nord-coréens qui envoient des tracts de propagande anti-Pyongyang vers le Nord.

«Pour parler clairement, les autorités sud-coréennes devront payer un cher prix si elles laissent cette situation se poursuivre en cherchant toute sorte d'excuses», avait-elle dit jeudi.

Pyongyang n'a toutefois pas répondu aux tentatives du Sud de parler, au moins depuis mardi dernier, malgré l'annonce de Séoul de son plan d'établir une loi interdisant les envois de prospectus.

Kim a une nouvelle fois remis en cause les activités d'envoi de tracts.

«Sont de plus en plus fortes les voix unanimes de notre peuple demandant de régler les comptes pour de bon avec cette racaille qui ose porter atteinte au prestige absolu de notre dirigeant suprême représentant notre pays et sa grande dignité et fait voler des déchets vers notre territoire inviolable et ceux qui sont complices de ce hooliganisme», a-t-elle revendiqué.

Kim a affirmé être persuadée que l'armée nord-coréenne décidera de sa mesure prochaine qui «calmera la fureur de notre peuple et la mettra en œuvre».

Elle a également fait allusion au démantèlement du bureau de liaison intercoréen à Kaesong en disant que le Sud «assistera à une scène misérable où le bureau de liaison conjoint Nord-Sud inutile s'effondrera dans un avenir non lointain».

«Il vaut mieux prendre une série d'actions de représailles au lieu de publier ce genre de déclaration, que ceux qui ont de mauvaises oreilles pourraient mal juger en la prenant comme une menace», a-t-elle noté.

Sa déclaration a été publiée seulement un jour après que le chef du département du Front uni du Nord a déclaré que Pyongyang a perdu toute confiance dans le gouvernement sud-coréen et a mis en garde contre des moments «regrettables» et «douloureux» qui attendent Séoul.

«Je soutiens entièrement la déclaration qui a été publiée par le directeur du département du Front uni du Comité central du Parti du travail hier», a-t-elle dit.

«Si les autorités sud-coréennes ont aujourd'hui la capacité et le courage de mettre en œuvre tout de suite la chose qu'elles ne sont pas parvenues à faire au cours des deux dernières années, pourquoi les relations Nord-Sud sont-elles toujours dans l'impasse comme c'est le cas aujourd'hui ?», a-t-elle questionné.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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