Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

Séoul appelle l'Unesco à examiner la possibilité d'annuler l'inscription de sites industriels japonais au patrimoine mondial

Actualités 23.06.2020 à 17h10
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Kim In-chul.

SEOUL, 23 juin (Yonhap) -- La Corée du Sud a appelé l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) à examiner la possibilité de retirer les sites de la révolution industrielle du Japon de sa liste du patrimoine mondial, a fait savoir ce mardi le ministère des Affaires étrangères, dans le but de faire pression sur le Japon pour qu'il tienne sa promesse d'honorer les victimes du travail forcé en temps de guerre.

Hier, la ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha a adressé une lettre à la directrice générale de l'Unesco, Audrey Azoulay, pour formuler cette demande, alors que le Japon n'a pas respecté son engagement pour s'assurer qu'un centre d'information nouvellement établi sur 23 sites industriels de l'ère Meiji présente des explications sur la question du travail forcé.

«Dans la lettre, la ministre a demandé à l'agence d'examiner la possibilité d'annuler leur inscription au patrimoine mondial et a appelé à son soutien et sa coopération actifs pour s'assurer qu'une résolution puisse être adoptée afin d'exhorter le Japon à mettre pleinement en œuvre sa promesse», a déclaré le porte-parole du ministère, Kim In-chul, lors d'un point de presse.

Le gouvernement explorera «toutes les mesures possibles» pour sommer le Japon de respecter sa promesse de commémorer les victimes qui ont été forcées à travailler sur certains de ces sites industriels dans les années 40, a ajouté Kim.

Le 15 juin, le Japon a ouvert au public le centre d'information sur les sites inscrits en 2015 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, dont la fameuse île de Hashima, également connue sous le nom d'«île navire de guerre», et six autres sites où de nombreux Coréens avaient été forcés à un dur travail au cours de la colonisation de la péninsule coréenne par le Japon (1910-1945).

Lors de l'inscription au patrimoine mondial, Tokyo a promis d'établir le centre à la mémoire des victimes en reconnaissant qu'«il y a eu un grand nombre de Coréens et d'autres personnes qui ont été amenés contre leur volonté et ont été forcés à travailler dans des conditions épouvantables dans les années 40 sur certains de ces sites».

Cela dit, le Japon n'a inclus à l'Industrial Heritage Information Centre aucun contenu montrant les souffrances des victimes coréennes du travail forcé ni aucun hommage aux victimes.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

Accueil Haut de page