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Les organes de propagande du Nord suppriment les articles critiquant le Sud

Corée du Nord 24.06.2020 à 16h49

SEOUL, 24 juin (Yonhap) -- Les organes de propagande de la Corée du Nord ont retiré massivement des articles critiquant la Corée du Sud après que l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) a rendu compte de la décision du dirigeant Kim Jong-un de suspendre les «plans d'action militairs» contre le Sud.

Kim a décidé d'interrompre les plans militaires contre le Sud lors d'une réunion préliminaire de la Commission militaire centrale (CMC) du Parti du travail de Corée mardi, a annoncé la KCNA, sans fournir ses motivations.

Ce revirement crée la surprise étant donné que le Nord était censé convoquer une réunion de la CMC pour approuver une série d'actions militaires que Pyongyang a menacé de prendre pour exprimer sa colère contre l'échec de Séoul à empêcher les réfugiés et activistes d'envoyer des tracts anti-Pyongyang par-delà la frontière intercoréenne.

Les médias de propagande de la Corée du Nord, dont DPRK Today et Meari, ont supprimé plus d'une dizaine d'articles critiquant la Corée du Sud sur la question des tracts quelques heures après leur publication sur leurs sites Web.

En particulier, DPRK Today a publié six articles éreintant Séoul plus tôt dans la journée, mais ils ne sont plus consultables actuellement. Meari, un autre site de propagande, a également retiré tous les articles blâmant le Sud publiés plus tôt.

Le ministère sud-coréen de l'Unification a confirmé plus tard que les sites Web avaient retiré ces publications.

Parallèlement à ces sites de propagande, les médias officiels de la Corée du Nord tels que le Rodong Sinmun, l'organe du parti au pouvoir, et le Minju Joson, le journal du cabinet du Nord, n'ont également publié aucun rapport critiquant la Corée du Sud ce mercredi.

C'est une volte-face rare et marquée étant donné que les médias d'Etat de Pyongyang ont fustigé le Sud presque quotidiennement pour son échec à empêcher les transfuges nord-coréens d'envoyer des tracts à travers la frontière.

La Corée du Nord a récemment accru les tensions en prenant une série de mesures de représailles contre l'«ennemi». Pyongyang a coupé toutes les lignes de communication transfrontalières et a même fait exploser le bureau de liaison intercoréen établi dans sa ville frontalière de Kaesong à la suite d'un sommet tenu en 2018 entre les deux Corées.

Pyongyang avait déclaré qu'il redéploierait des troupes dans les zones frontalières démilitarisées en vertu d'accords intercoréens pour des projets commerciaux conjoints et menacé de reprendre «toutes sortes d'exercices militaires réguliers» près de la frontière.

Samedi, la KCNA avait déclaré que Pyongyang se préparait à envoyer 12 millions de tracts anti-Corée du Sud via quelque 3.000 ballons et d'autres moyens, déclarant que le temps des «sanctions de représailles» approchait à grands pas.

Cette photo, publiée dans le quotidien nord-coréen Rodong Sinmun, le 6 juin 2020, montre des constructeurs sur le chantier d'un hôpital à Pyongyang, en train de participer à un rassemblement critiquant les transfuges nord-coréens. Dans une déclaration du 4 juin, Kim Yo-jong, puissante sœur du dirigeant nord-coréen et première vice-directrice du Comité central du Parti du travail, a menacé de mettre un terme à un accord de réduction des tensions militaires avec la Corée du Sud et de fermer complètement les échanges transfrontaliers majeurs à moins que Séoul n'agisse pour empêcher la diffusion de tracts anti-Pyongyang au Nord à l'aide de ballons. (Utilisation en Corée du Sud uniquement. Revente et archivage interdits)

as26@yna.co.kr

(FIN)

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