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(Interview Yonhap) La danseuse Kang Ho-hyun affronte ses complexes de ballerine

Interviews 24.06.2020 à 19h23

SEOUL, 24 juin (Yonhap) -- En ballet, un corps long et mince est vu comme désirable, voire idéal pour une danseuse. La forme des pieds compte également, surtout d'un point de vue esthétique.

Les pieds avec de hautes arches et de hauts cou-de-pieds semblent plus beaux lorsqu'une ballerine danse avec les pieds complètement tendus et en pointe.

Kang Ho-hyun, membre du Ballet de l'Opéra de Paris (BOP), veut cacher ses pieds autant qu'elle le peut. Ses cou-de-pieds et voûtes plantaires sont relativement bas.

«Quand je faisais mes études de ballet au collège, on m'a recommandé de changer de spécialité pour la danse coréenne à cause de mes pieds», a déclaré Kang dans une interview à l'agence de presse Yonhap.

«Je ne m'attendais pas à être choisie par le BOP, qui est connu pour rechercher une forme parfaite du pied.»

Kang, qui a commencé le ballet à l'âge de 9 ans, ne s'est pas souciée du fait qu'elle n'était pas née avec les pieds idéaux. Elle voulait juste faire du ballet par amour et découvrir toutes sortes de répertoires, allant du ballet classique au contemporain.

«Quand j'étais petite, j'étais trop timide pour me faire des amis. Mais en cours de ballet, je devenais une autre personne», dit-elle. «Le ballet n'était pas pour moi une chose que j'avais vraiment envie de faire. C'était simplement intéressant et agréable».

La danseuse de ballet Kang Ho-hyun. (Archivage et revente interdits)
La danseuse de ballet Kang Ho-hyun. (Archivage et revente interdits)

Ce plaisir a conduit Kang à devenir une danseuse de ballet du plus haut niveau en Corée et à intégrer le BOP, l'une des plus prestigieuses compagnies de ballet au monde, riche d'une histoire de plus de 400 ans.

La jeune femme de 24 ans est la troisième danseuse sud-coréenne de la compagnie, après Park Sae-eun, première danseuse, et Yun Seo-hoo, membre débutant du corps de ballet. Deux ans après son entrée dans l'organisation en tant qu'apprentie, elle a été promue au rang de coryphée, le quatrième plus élevé des cinq rangs du BOP, en novembre de l'année dernière.

«(Au BOP), j'apprends beaucoup de techniques utilisant les pieds. Je suis obligée de surmonter mon défaut ou mon complexe», dit-elle en riant. «Je veux toujours cacher mes pieds en public, mais j'essaie de faire face à mes complexes.»

Toutefois, en raison de la pandémie de Covid-19, les opportunités de monter sur scène se sont faites moindres depuis sa promotion. La troupe de ballet française a annulé les représentations prévues au printemps et a fermé depuis mars, et Kang est retournée en Corée du Sud.

«Il y a longtemps que j'ai quitté la scène», a déclaré la ballerine, qui a dû subir une quarantaine de deux semaines après son arrivée à Séoul fin mars. «Mais heureusement, cette période m'a donné un temps précieux pour réfléchir à ma carrière, au ballet et à ma famille pour la première fois de ma vie.»

Kang a mené une vie très active en tant qu'étudiante en ballet et en tant que danseuse pendant des années, au grès des répétitions et représentations.

Aujourd'hui, elle mène une vie normale avec ses parents et sa sœur. Elle n'oublie toutefois pas les entraînements quotidiens nécessaires pour progresser dans sa carrière.

«Je n'ai pas l'intention de devenir une ballerine de haut niveau. Je ne pense même pas encore être une ballerine», dit-elle. «Je suis une étudiante qui a encore beaucoup à apprendre et à pratiquer. Je continuerai à faire de mon mieux et à prendre du plaisir».

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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