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Séoul appelle le Japon à respecter sa promesse de rendre hommage aux victimes du travail forcé

Actualités 24.06.2020 à 21h00
Kim Jung-han, directeur général des affaires de l'Asie et du Pacifique au ministère des Affaires étrangères de Séoul. (Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 24 juin (Yonhap) -- La Corée du Sud a appelé ce mercredi le Japon à prendre des mesures pour respecter sa promesse de rendre hommage aux victimes du travail forcé dans le musée récemment ouvert sur les sites industriels inscrits à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Kim Jung-han, directeur général des affaires de l'Asie et du Pacifique au ministère des Affaires étrangères de Séoul, a fait cette demande lors d'une visioconférence avec son homologue japonais Shigeki Takizaki plus tôt dans la journée, selon le ministère.

La Corée du Sud proteste fermement contre la non inclusion par le Japon d'informations expliquant les souffrances des victimes coréennes du travail forcé à l'Industrial Heritage Information Centre qui a ouvert à Tokyo la semaine dernière, en violation de son engagement à le faire quand les sites industriels ont été inscrits à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 2015.

«Le directeur général Kim a fort regretté et protesté contre le fait que le Japon n'a pas tenu sa promesse, et appelé fermement à corriger le tir», a indiqué le ministère dans un communiqué.

Lors de l'inscription de 23 sites industriels de l'ère Meiji au patrimoine mondial, Tokyo avait promis d'établir le centre à la mémoire des victimes en reconnaissant qu'elles ont été amenées contre leur volonté et ont été forcées à travailler dans des mines et usines dans les années 40, au cours de la colonisation de la péninsule coréenne par le Japon.

Le centre se concentre en réalité sur les accomplissements de la révolution industriel du Japon, ignorant la souffrance des victimes coréennes. Parmi 23 sites de la liste du patrimoine mondiale, figure la fameuse île de Hashima, également connue sous le nom d'«île navire de guerre», où beaucoup de Coréens ont été forcés à travailler.

Au-delà des questions liées à l'histoire, les deux parties ont échangé leur avis sur d'autres enjeux mutuels, y compris la pandémie de nouveau coronavirus (Covid-19), a ajouté le ministère.

Les deux hommes ont partagé leur évaluation sur les efforts généraux des deux pays afin d'empêcher la propagation du Covid-19. Ils ont également jugé que la coopération bilatérale doit continuer à s'approfondir de sorte que les deux pays s'entraident pour rapatrier en sécurité leurs ressortissants à l'étranger sur fond de fermeture des frontières.

Séoul et Tokyo organisent les discussions régulières du groupe de travail chaque mois depuis qu'ils sont convenus de résoudre la dispute sur le travail forcé et les restrictions d'exportation du Japon envers la Corée du Sud à travers la diplomatie. Mais peu de progrès ont été réalisés jusqu'à ce jour.

Shigeki Takizaki, le conseiller aux affaires de l'Asie et de l'Océanie du ministère japonais des Affaires étrangères. (Photo d'archives Yonhap)

eloise@yna.co.kr

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