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Le ministre de la Culture dénonce le Japon pour avoir refusé de rendre hommage aux victimes du travail forcé

Actualités 25.06.2020 à 18h23
Le ministre de la Culture, du Sport et du Tourisme, Park Yang-woo. (Photo d'archive Yonhap)

SEOUL, 25 juin (Yonhap) -- Le ministre de la Culture, du Sport et du Tourisme, Park Yang-woo, a critiqué ce jeudi le Japon pour n'avoir pas tenu sa promesse d'honorer les victimes du travail forcé dans un nouveau musée sur les sites de sa révolution industrielle.

Dans un long message publié sur sa page Facebook, le ministre de la Culture a dénoncé Tokyo pour avoir ouvert l'Industrial Heritage Information Centre sur 23 sites industriels de l'ère Meiji inscrits au patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), sans explication adéquate concernant le travail forcé qui a eu lieu sur ces sites. Le musée a ouvert le 15 juin à Tokyo.

Lors de leur inscription au patrimoine mondial en 2015, le comité du patrimoine mondial de l'Unesco a appelé Tokyo à préparer une stratégie d'interprétation qui permettrait une compréhension sur l'«histoire entière de chaque site». Tokyo a promis à l'époque de prendre des mesures de manière à rendre hommage aux victimes du travail forcé en établissant le centre d'information.

«Comme promis au comité du patrimoine mondial de l'Unesco et aux pays membres, (le Japon) ne devrait pas négliger les documents historiques de nombreux Coréens forcés à travailler dans des conditions sévères contre leur volonté», a écrit Park sur son compte Facebook.

«L'histoire doit être basée sur la vérité et une fausse histoire ne peut pas être appelé histoire. Reconnaître les fautes du passé est ce qu'un individu ou une nation doit faire. C'est aussi une chose courageuse à faire», a-t-il déclaré. «Dissimuler ou ne pas admettre la vérité est une confession de ne pas être courageux ou sûr.»

Park a aussi appelé le gouvernement japonais à «s'excuser pour avoir dissimulé et déformé l'histoire» et à devenir un membre honnête de la communauté internationale.

Le ministère de la Culture a aussi partagé sur Facebook une affiche appelant le Japon à respecter sa promesse. L'affiche montre une image de l'île de Hashima du Japon, l'un des sites industriels enregistrés au patrimoine mondial de l'Unesco, avec le hashtag «"#keep_your_word».

Kim Jung-han, directeur général des affaires de l'Asie et du Pacifique au ministère des Affaires étrangères de Séoul, a tenu mercredi une visioconférence avec son homologue japonais Shigeki Takizaki et exhorté le Japon à prendre des mesures pour honorer son engagement de rendre hommage aux victimes du travail forcé dans le musée.

La ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha a aussi envoyé lundi une lettre à Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco, pour demander à l'organisme de considérer le retrait des sites de la révolution industrielle japonaise de sa liste du patrimoine mondiale dans le but de faire pression sur le Japon pour qu'il tienne sa promesse.

L'affiche publiée sur le compte Facebook du ministère la Culture, du Sport et du Tourisme. (Revente et archivage interdits)

eloise@yna.co.kr

(FIN)

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