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Travail forcé : Séoul accroît sa pression sur le Japon auprès de l'Unesco

Actualités 26.06.2020 à 10h18

PARIS, 26 juin (Yonhap) -- L'ambassadeur sud-coréen auprès de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), Kim Dong-gi, a exhorté jeudi (heure française) le Japon à tenir sa promesse d'honorer les victimes du travail forcé dans un centre d'information sur les sites de la révolution industrielle du Japon inscrits au patrimoine mondial.

Le Japon avait promis de construire un centre d'information pour donner des informations sur le travail forcé en temps de guerre et honorer les victimes lors de l'inscription de ses 23 sites industriels de l'ère Meiji inscrits au patrimoine mondial en 2015. Parmi les sites figurent sept installations où beaucoup de Coréens ont été forcés à travailler, dont la fameuse île de Hashima, également connue sous le nom d'«île navire de guerre».

Cependant, l'Industrial Heritage Information Centre, ouvert le 15 juin à Tokyo, présentait des témoignages et documents allant à l'encontre de ses promesses.

«Nous présentons aux 21 pays du Comité du patrimoine mondial de l'Unesco notre position selon laquelle le Japon doit respecter son engagement formulé publiquement sur le patrimoine culturel de l'ensemble de l'humanité», a déclaré Kim lors d'une réunion jeudi avec des correspondants de médias sud-coréens à sa résidence près de Paris. La demande de Séoul sera examinée lors de la prochaine réunion du Comité du patrimoine mondial, a-t-il ajouté.

Quant à la décision du Japon de ne pas mentionner le travail forcé dans le centre d'information, Kim a déclaré que «le Japon n'a pas tenu sa parole et a négligé l'autorité du Comité du patrimoine mondial de l'Unseco». «Le Japon a terni lui-même son image», a-t-il ajouté.

Il a exhorté également le Japon à prendre immédiatement des mesures de suivi pour ne pas être critiqué par la communauté internationale pour sa promesse non tenue.

La ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha avait aussi envoyé une lettre à Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco, lundi dernier, pour demander à l'organisation de se pencher sur une éventuelle annulation de l'inscription des sites industriels japonais sur la liste du patrimoine mondial.

Cette photo, fournie le dimanche 14 juin 2020 par l'Industrial Heritage Information Centre à Tokyo, montre une exposition sur les sites industriels durant l'ère Meiji. (Revente et archivage interdits)
L'île de Hashima au Japon. (Photo d'archives Yonhap. Revente et archivage interdits)

mjp@yna.co.kr

(FIN)

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