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Une radio nord-coréenne critique Séoul pour son attitude «soumise» envers Washington

Corée du Nord 26.06.2020 à 14h46

SEOUL, 26 juin (Yonhap) -- Tongil Voice, une station de radio de propagande nord-coréenne, a accusé ce vendredi la Corée du Sud d'être «soumise» vis-à-vis des Etats-Unis pour sa politique intercoréenne, reprenant les critiques anti-Séoul auxquelles les médias d'Etat avaient brutalement mis un terme récemment après des semaines de rhétoriques belliqueuses et menaces.

L'organe de propagande a reproché à la Corée du Sud de dépendre de réunions de «groupe de travail» avec les Etats-Unis pour coordonner sa politique à l'égard de la Corée du Nord, en affirmant que Séoul continue à mener une «tentative stupide pour gagner quelque chose» de Washington à un moment où les relations intercoréennes sont sur le point de s'effondrer.

«Entravées par les réunions de groupe de travail avec les Etats-Unis, les autorités sud-coréennes n'ont rien mis en œuvre de ce qui avait été convenu dans les déclarations Nord-Sud et ont dû servir de marionnette qui justifie simplement les sanctions et le régime de pression des Etats-Unis contre notre république et suivre son commandement», a-t-il déclaré.

«Si les autorités sud-coréennes continuent à suivre les Etats-Unis d'une manière aussi soumise, la seule chose à laquelle elles seront confrontées sera de plus grandes condamnations et malédictions de tous les Coréens», a ajouté Tongil Voice sur ses ondes.

Le Nord a critiqué le Sud pour n'avoir pas fait d'efforts actifs afin de faire avancer les relations intercoréennes et pour se garder de violer les sanctions mondiales dirigées par les Etats-Unis contre son régime. En particulier, le Nord a récemment cité les réunions du groupe de travail que la Corée du Sud et les Etats-Unis ont lancées en 2018 pour coordonner la politique nord-coréenne comme un obstacle majeur aux relations transfrontalières.

La critique est intervenue quelques jours après que les organes de propagande nord-coréens ont brusquement retiré des articles publiés massivement pour blâmer la Corée du Sud mercredi. Cette décision fait suite à la décision du leader nord-coréen Kim Jong-un de suspendre les plans d'action militaires contre le Sud.

Le pays communiste a exacerbé les tensions transfrontalières ces dernières semaines en publiant des rhétoriques belliqueuses et des menaces pour exprimer sa colère contre les tracts anti-Pyongyang en provenance du Sud. Il avait auparavant coupé toutes les lignes de communication transfrontalières et même fait exploser le bureau de liaison intercoréen qui avait été ouvert dans sa ville frontalière de Kaesong à la suite d'un sommet en 2018 entre les deux Corées.

Pyongyang avait déclaré qu'il redéploierait des troupes dans les zones frontalières démilitarisées en vertu d'accords intercoréens pour des projets commerciaux conjoints et menacé de reprendre «toutes sortes d'exercices militaires réguliers» près de la frontière.

Malgré la reprise par le Nord des critiques à l'égard du Sud, les observateurs considèrent la dernière comme relativement modérée étant donné que l'accusation a été émise par un organe de propagande et non par un média officiel comme le Rodong Sinmun ou l'Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA).

De jeunes étudiants nord-coréens défilent pour protester contre les prospectus anti-Pyongyang envoyés vers le régime communiste par des réfugiés nord-coréens en Corée du Sud. (Capture du site Internet de l'Agence centrale de presse nord-coréenne, KCNA. Utilisation en Corée du Sud uniquement et redistribution interdite)

as26@yna.co.kr

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