Go to Contents Go to Navigation

Notre site utilise des cookies et d'autres techniques pour offrir une meilleure qualité de service. En continuant à visiter le site, vous acceptez l'usage de ces techniques et notre politique. Voir en détail

L'héritier de Samsung gagne le soutien du public dans sa bataille juridique, mais l'incertitude demeure

Actualités 26.06.2020 à 21h49

SEOUL, 26 juin (Yonhap) -- Lee Jae-yong, l'héritier présumé du groupe Samsung, a bénéficié d'un répit ce vendredi dans sa bataille juridique quant à son rôle présumé dans une fusion controversée et une fraude comptable, un comité d'experts indépendants ayant conclu que les procureurs ne devraient pas le mettre en examen.

Le comité, composé entre autres d'activistes et d'experts juridiques, a estimé que l'enquête sur Lee n'est pas fondée.

Au début du mois, quelques jours avant que le tribunal ne se prononce sur sa détention, Lee, vice-président de Samsung Electronics Co., a demandé au comité d'examiner si l'enquête des procureurs est équitable.

Le comité indépendant a été mis en place il y a deux ans pour renforcer la neutralité et l'équité des enquêtes des procureurs dans les affaires qui présentent un grand intérêt pour le public. Le comité limite en quelque sorte le pouvoir des procureurs.

La décision du comité n'est pas juridiquement contraignante, mais, si l'on se fie à l'histoire, sa recommandation influe sur les enquêtes des procureurs. Depuis l'introduction du système, le comité a émis des recommandations dans huit cas et le ministère public les a toutes suivies.

Le vice-président de Samsung Electronics, Lee Jae-yong, quitte le tribunal de district central de Séoul après avoir assisté à une audience sur son mandat d'arrêt le 8 juin 2020.

Les procureurs soupçonnent que Lee et la direction du groupe ont intentionnellement cherché à réduire la valeur de Samsung C&T Corp. avant sa fusion avec Cheil Industries Inc. en 2015, afin de faciliter la succession entre Lee Kun-hee, le père malade de Lee, et Lee.

Les procureurs ont demandé l'émission d'un mandat d'arrêt contre Lee, demande rejetée par le tribunal du district central de Séoul le 9 juin.

Samsung a rejeté l'ensemble des allégations, affirmant que Lee n'a participé à aucun processus décisionnel concernant la fusion de 2015 et qu'il n'y a eu aucune manipulation du prix de l'action ni aucune pratique déloyale.

Bien que Lee a évité la détention et que le panel a statué en sa faveur, des observateurs ont estimé que les incertitudes demeurent.

Lee est toujours impliqué dans une affaire de corruption qui l'a amené derrière les barreaux il y a quelques années.

Lee a été emprisonné pendant environ un an en 2017 pour avoir soudoyé une confidente de l'ancienne présidente Park Geun-hye en échange du soutien de son administration à la fusion de 2015. Il a été libéré en février 2018 après que sa peine a été suspendue par une cour d'appel, mais la Cour suprême a ordonné l'année dernière un nouveau procès.

Malgré les batailles juridiques en cours, Lee s'occupe activement des affaires de Samsung pour surmonter la pandémie de Covid-19 et les tensions renouvelées entre les Etats-Unis et la Chine.

Il a récemment visité le centre de recherche et développement sur les puces électroniques et l'unité des appareils électroménagers de Samsung Electronics en Corée du Sud pour discuter de leurs stratégies à l'avenir.

Lee a également rencontré le mois dernier Chung Euisun, héritier du groupe Hyundai Motor, pour discuter d'une éventuelle coopération dans le domaine des véhicules électriques (VE), puisque la filiale du groupe, Samsung SDI Co., produit des batteries pour VE.

Lee s'est particulièrement intéressé à l'activité de Samsung dans le domaine des puces depuis sa sortie de prison en 2018.

En avril dernier, Samsung Electronics, le fleuron du groupe, a annoncé vouloir devenir le premier fabricant mondial de puces logiques d'ici 2030 en investissant 133.000 milliards de wons (111 milliards de dollars) et en renforçant sa compétitivité dans les secteurs des systèmes LSI et des fonderies.

Samsung Electronics, le premier fabricant mondial de puces mémoire et de téléphones intelligents, a récemment annoncé l'ajout d'une nouvelle fonderie et de nouvelles installations de production de mémoire flash NAND en Corée du Sud.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

Mots clés
Accueil Haut de page