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Le Japon opposé à l'idée de Trump d'inclure la Corée du Sud au G7, selon Kyodo News

International 28.06.2020 à 16h37

SEOUL, 28 juin (Yonhap) -- Le Japon a fait part aux Etats-Unis de son opposition à l'idée du président américain Donald Trump d'élargir le Groupe des sept (G7) nations avancées pour y inclure la Corée du Sud, entre autres, a rapporté ce dimanche l'agence de presse japonaise Kyodo News.

Trump a émis fin mai l'idée d'ajouter la Corée du Sud, ainsi que l'Australie, l'Inde et la Russie, à la liste des pays du G7, car sa composition actuelle serait selon lui «dépassée» et ne reflèterait pas correctement la situation mondiale.

Les membres actuels sont la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon, le Canada, l'Allemagne et l'Italie.

Citant des sources diplomatiques, Kyodo a indiqué que le Japon a fait part de son objection immédiatement après que Trump a évoqué cette perspective, en déclarant que la Corée du Sud n'est pas «au diapason des membres du G7 sur les questions relatives à la Chine et à la Corée du Nord».

Le gouvernement américain a ensuite déclaré au haut fonctionnaire japonais qui a transmis le message que Trump prendrait une décision finale sur la question, selon Kyodo News.

L'agence a également rapporté que le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, a déclaré dans un programme télévisé qu'il était «important de conserver le cadre du G7 lui-même, et je crois qu'il s'agit d'un consensus général».

Interrogé sur la position du ministère des Affaires étrangères concernant la réponse du Japon, un responsable du ministère a déclaré que «Toute modification de la structure du G7 fait l'objet de discussions entre les membres actuels. Nous savons que Washington est en train de revoir le dossier en interne».

Le député Song Young-gil du Parti démocrate au pouvoir a exprimé ses «vifs regrets» à l'égard du Premier ministre japonais Shinzo Abe pour ses «actes irresponsables». Il préside la commission des affaires étrangères et de l'unification de l'Assemblée nationale.

«Abe a mené une politique anti-Corée du Sud pour augmenter son taux d'approbation, bien qu'une coordination mondiale soit nécessaire contre la pandémie de Covid-19», a déclaré Song dans un billet sur Facebook, appelant Tokyo «à être un membre responsable de la communauté internationale».

Les relations entre Séoul et Tokyo sont au plus bas depuis des années, en raison de querelles historiques et économiques.

Le gouvernement sud-coréen a accueilli favorablement la proposition de Trump.

Lors d'entretiens téléphoniques avec Trump, le président Moon Jae-in a exprimé sa volonté de participer au sommet en personne si celui-ci était organisé. Les Etats-Unis organisent cette année le sommet du G7.

Le président Moon Jae-in (à gauche) serre la main du Premier ministre japonais Shinzo Abe avant leur sommet à Chengdu, dans le sud-ouest de la Chine, le 24 décembre 2019.

mathieu@yna.co.kr

(FIN)

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