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(LEAD) Tracts anti-nord-coréens : les responsables convoqués par le ministère de l'Unification

Corée du Nord 29.06.2020 à 15h48
Park Jung-oh, à la tête de Kuensaem, prend la parole le lundi 29 juin 2020 devant le Bureau du dialogue intercoréen, à Séoul.

SEOUL, 29 juin (Yonhap) -- Le ministère de l'Unification a convoqué aujourd'hui les responsables de deux groupes de transfuges nord-coréens pour leur donner l'opportunité de s'expliquer avant l'éventuelle annulation de leur licence d'exploitation suite à l'envoi de prospectus de propagande anti-nord-coréens.

Le ministère en charge des affaires intercoréennes avait décidé le 10 juin dernier de déposer auprès de la police une plainte pénale contre Fighters for a Free North Korea et Kuensaem et de révoquer leur licence pour leurs lâchers de tracts vers le Nord.

«Nous avons auditionné aujourd'hui Fighters for a Free North Korea et Kuensaem», a déclaré le ministère dans un communiqué. «Après avoir examiné s'il y a d'autres documents qu'ils doivent soumettre, nous procéderons à la révocation et d'autres procédures.»

Des responsables de Kuensaem, dont son président Park Jung-oh, transfuge nord-coréen, ont été présents à l'audience mais Fighters for a Free North Korea, dirigé par son frère Park Sang-hak, n'a envoyé personne selon le ministère.

Si leur licence est annulée, il sera difficile pour les groupes de lever des fonds nécessaires à leurs activités, les donateurs ne pouvant plus bénéficier d'avantages fiscaux.

L'avocat de Kuensaem a dit aux journalistes avant d'assister à l'audience que la décision du ministère de révoquer la licence était une «atteinte au droit à la liberté d'expression et de rassemblement garanti par la Constitution».

La campagne destinée à faire voler des prospectus en direction du Nord a récemment accru les tensions transfrontalières alors que Pyongyang qui la considère comme une violation de la déclaration commune de Panmunjom adoptée en avril 2018 a menacé de prendre une série de mesures de représailles contre la Corée du Sud si celle-ci n'arrête pas cette activité.

Pyongyang a décrit la Corée du Sud comme une «ennemie» et fait exploser le bureau de liaison conjoint dans sa ville frontalière de Kaesong en signe d'indignation contre la question des prospectus.

Depuis plusieurs années, des transfuges et d'autres activistes anti-Pyongyang envoient un grand nombre de prospectus critiquant la dynastie Kim à l'aide de ballons géants.

Le gouvernement déconseille ces envois, citant des inquiétudes sur la sécurité des habitants des régions frontalières, mais des groupes font fi cet appel en avançant leur droit à la liberté d'expression.

Fighters for a Free North Korea et Kuensaem font partie des groupes les plus actifs dans la campagne d'envoi de prospectus anti-Pyongyang.

Selon le ministère, Kuensaem projette de faire flotter des bouteilles en plastique remplies de riz, clés USB, Bibles et d'autres objets vers la Corée du Nord huit fois cette année. Fighters for a Free North Korea a revendiqué la semaine dernière avoir envoyé 500.000 tracts, cartes SD et billets d'un dollar vers le Nord via des ballons mais les ballons ne seraient pas parvenus à franchir la frontière.

Vendredi, la police a perquisitionné les bureaux des deux groupes en question et saisi des documents et appareils dans le cadre de l'enquête en cours sur leurs envois de tracts.

lsr@yna.co.kr

(FIN)

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