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Ambassadeur russe à Pyongyang : la rumeur sur la santé de Kim Jong-un est sans fondement

Actualités 30.06.2020 à 15h49
Ambassadeur de Russie en Corée du Nord, Alexandre Matsegora. (Tass=Photo d'archives Yonhap)

SEOUL, 30 juin (Yonhap) -- La spéculation sur la santé du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un n'est qu'une rumeur sans fondement et le pays voisin communiste fonctionne normalement avec le leader prenant les principales décisions, a déclaré l'ambassadeur russe à Pyongyang, Alexandre Matsegora.

Matsegora a également indiqué dans une interview accordée à l'agence de presse russe Tass lundi qu'il n'y avait pas de raison de croire que la sœur cadette du dirigeant nord-coréen, Kim Yo-jong, est en formation pour devenir la prochaine leader de la nation communiste.

L'ambassadeur a également indiqué que le Nord a parlé de «scandale sérieux» à propos de l'envoi de tracts anti-Pyongyang depuis la Corée du Sud, car les prospectus récemment envoyés ont «porté des genres de propagande obscène et insultant, ciblant l'épouse du leader».

«Ils sont tous fabriqués d'une manière vulgaire, avec Photoshop», a dit l'envoyé.

Des rumeurs sur la santé du dirigeant nord-coréen et même la possibilité de son décès ont circulé en avril en raison de son absence prolongée de la scène publique, mais ont disparu quand il a assisté à un événement pour marquer l'achèvement d'une usine d'engrais au début mai.

De telles spéculations, cependant, ont émergé de nouveau alors que Kim n'est pas apparu en public depuis plus de 20 jours.

«Je suis convaincu que ce sont des rumeurs sans fondement», a dit Matsegora. «Le pays fonctionne comme d'habitude. Le dirigeant apparaît en public moins souvent, mais il prend des décisions et ses ordres sont rapportés.»

L'ambassadeur a indiqué que l'absence de Kim de la scène publique était probablement due au fait qu'il se focalise sur «la reconsidération du résultat infructueux de la détente sur la péninsule coréenne», en se référant aux liens transfrontaliers dégradés et à la tension accrue après les sommets intercoréens en 2018.

Il a également dit qu'il n'y a «pas de raison de croire» que Kim Yo-jong est en formation pour prendre la direction de l'Etat communiste, rejetant les rumeurs selon lesquelles elle se prépare à succéder à son frère s'il meurt ou tombe dans l'incapacité de gouverner.

«Il n'y a absolument pas de raison de dire qu'elle est en formation pour une telle situation», a-t-il dit. «C'est une personne assez jeune bien qu'elle ait des expériences politiques et étrangères. Elle peut être considérée comme une personne d'Etat de haut niveau. Mais j'aimerais dire que c'est tout.»

«Personne n'ose s'appeler numéro deux dans le pays», a-t-il ajouté. «Je pense que si vous demandez à Kim Yo-jong si elle est la numéro deux, elle niera fortement.»

En ce qui concerne les tensions transfrontalières intensifiées après que la Corée du Nord a blâmé l'envoi de tracts anti-Pyongyang, l'ambassadeur a indiqué qu'elles semblent être basées sur la frustration du Nord sur le manque d'application des accords intercoréens de 2018 par la Corée du Sud.

«Le leader nord-coréen a vraiment souhaité que les relations entre le Nord et le Sud se décident d'une manière bilatérale, sans aucune intervention extérieure», a-t-il dit.

L'ambassadeur russe a affirmé que l'envoi du Sud de tracts anti-Pyongyang ne serait pas la principale raison de la récente escalade des tensions mais était un motif.

«Ce n'était pas le premier envoi de tracts, (les activistes) ont envoyé des prospectus 10 fois l'année dernière. Mais l'envoi du 31 mai a suscité un mécontentement et un scandale grave», a déclaré l'ambassadeur russe, en ajoutant que ces tracts ont insulté l'épouse de Kim, Ri Sol-ju.

«Ces prospectus, bien sûr, sont inacceptables et ont causé un mécontentement sérieux. Non seulement parmi les autorités mais également parmi le peuple», a-t-il dit.

Depuis plusieurs années, des groupes de transfuges nord-coréens et activistes anti-Pyongyang envoient des ballons transportant des prospectus critiquant le régime communiste et son dirigeant malgré les appels pour l'arrêt de la campagne.

Les ballons géants contiennent aussi des billets d'un dollar et clés USB pour inciter un plus grand nombre de Nord-Coréens à ramasser les tracts.

Le gouvernement sud-coréen déconseille l'envoi de tracts, en citant les préoccupations sur la sécurité des résidents de la région depuis laquelle des ballons contenant des tracts sont lancés comme le Nord pourrait procéder à des représailles militaires dans cette région.

Des groupes de transfuges et organisations civiques anti-nord-coréennes ignorent souvent cet appel, citant leur droit à la liberté d'expression.

rainmaker0220@yna.co.kr

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